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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 09:38


Dégustation du 26 janvier 2009

 

C’est dans une ambiance de fête que la Confrérie a repris ses marques pour la première dégustation de l’année.

Pour ce nouveau millésime qui n’est pas encore dans les bouteilles, de nombreuses modifications étaient apportées dans notre organisation.

Un nouveau Président, un nouveau bureau, de nouvelles méthodes de travail, accompagnent un renouveau en terme de participants.
Saluons donc ce rajeunissement qui sera entériné lors d’un repas de passation qui aura lieu le 6 février prochain à 20 heures au restaurant Le Marbella à Menton.

 

Les dégustations ont lieu le dernier lundi de chaque mois à 20 heures précises.


 Après présentation du bureau et des dernières décisions prises, Monsieur Henry Baudet, souhaite revenir aux fondamentaux de la dégustation. Il donne alors la parole à Bernard LAGREZE qui va procéder à la présentation des vins, aux commentaires et à l’animation de la réunion.

 

 

Henry Baudet, nouveau président, très bien entouré par la trésorière et la nouvelle secrétaire

Bernard commence donc par décrire l’historique du vin : la méditerranée et la sélection des cépages au fil du temps. Il a choisi de présenter des vins de 4 cépages différents qui seront commentés par l’assistance. Plusieurs anciens : MM. Pallanca, Fournery, Muller expriment leurs avis. D’autres participants interviennent tour à tour et montrent une évolution favorable dans l’appréciation des arômes. Oui les membres de la Confrérie ont progressé dans leur recherche visant à améliorer la qualité de leur cave. Nous en sommes très heureux pour ceux qui auront la chance d’être au nombre de leurs invités !


 

Bernard LAGREZE Sommelier gérant des vins de Haute Couture à Monaco

Blanc - Sancerre - 2007 - Domaine du Carrou - 12,5°
Robe : or pale, reflets verts

Nez : aromatique de fruits jaunes, minéralité

Bouche : l’attaque est vive, très fraîche, avec une base minérale et du pamplemousse. La finale est longue, citronnée, très agréable.

Ce vin emporte l’adhésion des participants.

Mais l’appellation Sancerre peut recouvrir des vins différents en fonction des parcelles. Le sol étant varié selon les communes on a des vins très aromatiques et des vins très pierre à fusil. Les Monts Damnés qui sont situés sur la colline de Chavignol donne des vins encore plus minéraux. La configuration du terrain montre une pente qui est ventée toute l’année, ainsi qu’un sol Kimméridgien, abritant des fossiles sur plusieurs mètres. La conséquence en est une production très typée. Les amateurs de Sauvignon pourront aussi essayer les Saint Bris qui comme les Quercy ou Menetou offrent à l’amateur de petits prix.

 

Blanc Limoux- Toques et Clochers « océanique » 2000 des Sieurs d’Arques.

Robe : or jaune,

Nez : mangue, abricot, arômes miellés, vanille.

Bouche : Charnu, gras, pain d’épice se conjuguent pour exacerber les qualités d’un Chardonnay très éloigné de ses bases géographiques.

Une bouteille est très oxydée et la limite de conservation est atteinte pour ce vin.

Mais l’effort d’acclimatation du Chardonnay est une constante de la région. Le terroir est divisé en quatre appellations géographiques en fonction de l’orientation des terrains. On distingue ainsi l’orientation océanique, de l’orientation méditerranée, haute vallée et Autan. Tous les ans une vente de charité de barriques a lieu. La commune dont le vin est sélectionné peut alors procéder à la réfection de son clocher. D’où le nom de ces vins sélectionnés ou non réunis sous l’appellation Toques et Clochers.

 


Rouge – Haute Côte de Beaune 2005 – Denis Carré – 13°

Robe : rubis clair, cerise,

Nez : de baies rouges : griotte, groseille, nez agréable.

Bouche : elle confirme les fruits rouges, avec des notes acidulées, caractéristiques du cépage qui est un Pinot noir.

Nous sommes dans la fraîcheur avec un vin de plaisir qui sera bu dans sa jeunesse.

Le pinot « pinotte » ce sont autant de petites bulles qui exacerbent le bout de la langue en en relevant les papilles.

 

Rouge – Château Rollan de By - 2000 – 12,5°

Robe : grenat noir. Ce vin est constitué de 70% de Cabernet-sauvignon et de 30% de Merlot.

Nez : Fumé, poivrons doux, pruneaux, tabac, vanille. Il est dans sa phase d’évolution en empruntant des arômes secondaires.

Bouche : la tanicité est affirmée mais assouplie, par un beau travail d’élevage en tonneau. Des arômes nombreux donnent un grand équilibre à ce nectar : pruneaux, cassis, réglisse, café.

Belle longueur, finale réglissée.

Ce vin est un vin de garde qui se conservera sans difficulté.




  La dégustation se termine avec un repas de charcuteries. Il est accompagné par un vin de Bourgueil simple et très convivial apporté par le popotier Francis Souppart.


Guy Muller

 

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:50

 

Dégustation du 1er Décembre 2008

Vins de Bordeaux

 

Notre dernière dégustation de l’année s’est tenue dans une ambiance très festive. Tous ceux qui sont venus de l’extérieur de la ville ont pu admirer la qualité des décorations lumineuses placées dans tous les coins de la ville. Dès l’entrée de la ville un carrefour illuminé donnait le ton avec sa voûte bleutée, constellé d’étoiles. Plus loin les autres carrefours étaient magnifiquement décorés, les rues étaient dominées par de nombreuses ombrelles luminescentes. L’arrivée sur la place de la mairie était extraordinaire avec, outre une décoration couvrant la totalité de la place, une cascade animée se déversant sur la totalité de la façade de la mairie. C’est donc en baignant dans une ambiance qui donne le ton de fêtes de fin d’année que les convives de la Confrérie se devaient de faire honneur aux bouteilles sélectionnées par Philippe Fournery qui devait animer la dégustation par ses commentaires éclairés.

 

Bordeaux - Le quai des Chartrons 

 

 

Profitant de cette bonne ambiance et après avoir décrit la géographie du Bordelais, nous devions apprécier plusieurs flacons. Un effort était demandé aux participants pour qu’ils mettent en œuvre leurs connaissances en analysant le nez et la bouche des vins. Une formalisation des diverses expressions orales communiquées par l’assistance se trouve transcrite dans la partie consacrée à la dégustation. La Confrérie de l’Etiquette souhaite accentuer son effort pédagogique en donnant la parole à tous. Même des amateurs, peuvent donner des avis pertinents, dès lors qu’ils ont assimilé les bases du langage des sommeliers. Les dames présentes ont aussi voulu donner l’accord mets-vins le plus en rapport avec leur expertise aromatique. Notre Présidente Eliane Franco donnait quelques informations sur la vie de l’Association, conviant les présents à l’Assemblée Générale du 15 décembre, qui aura pour tâche de lui donner un successeur.
Guy Muller donnait aussi des informations sur la fréquentation du blog en hausse continue : 4000 connexions donc le double en audience réelle et 40 000 pages lues, le double en réel. Au plan du respect de l’écologie on voit combien d’économies de papier, de transport et de recyclage sont réalisées grâce à l’Internet. Ainsi la Confrérie a pu se consacrer entièrement à la plaquette des vingt ans, laissant au site la politique de communication de l’ensemble des comptes-rendus de dégustations, visites et voyages.


Le vin d'entrée est un Sancerre blanc vin classé parmi les vins de la Loire
Le cépage des Sancerre est du Sauvignon. Il est très présent dans les vignobles de la Loire, mais aussi de l'Yonne pour le Saint Bris. Sa qualité est d'être moins chère que les Chardonnay.

Sancerre – Clos des Bouffants – Propriété Neveu – 2006 – 12,5°

La robe est de couleur or moyen avec des reflets verts.

Au nez ce vin est très floral et fruits blancs. Son attaque est vive et fraîche, moyennement minérale avec une finale citronnée. Il sera parfait en association avec des fruits de mer.

Il faut noter que l’appellation Sancerre vit sur plusieurs collines et que le cépage Sauvignon va refléter des caractéristiques différentes en fonction des sols. Sur des marnes nous aurons du fruit et des fleurs blanches, sur du kimméridgien des notes calcaires et sur les Monts Damnés (Chavignol) une très grande minéralité avec une emprise silex ou pierre à fusil. C’est donc à l’amateur qu’il conviendra de faire très attention dans le choix du climat géographique où se situe le vignoble. Les voyages sont une excellente occasion pour avoir une idée de la pente des vignobles et éviter ainsi les propriétés ayant les pieds dans l’eau. Une question est posée sur la longévité de ce vin. Comme tous les blancs génériques ils sont meilleurs dans leur jeunesse et dans leur première année. Inutile de les mettre en garde. La seule exception est représentée par les grands crus et premiers crus du chablisien qui doivent attendre 4 années pour que les arômes miellés soient évidents.

 

 Les Monts Damnés avec leur pente

 

 

 Sancerre et vue sur le vignoble

 

 Chateau Meyney - Saint Estèphe – 1999 – 12,5°

De robe pourpre papal avec des reflets violets.

Il dégage des arômes de vanille, de cacao, de fumé, d’épicé, de champignons. Le fruit est atténué par l’envol des arômes secondaires. Une forte attaque tannique laisse paraître des arômes de pruneau et de café. Il sera parfait en accompagnant une daube de sanglier.

Cette dégustation offre l’occasion de parler de ce château qui monte en notoriété, mais aussi en prix encore plus vite !

De nombreux arômes avancent derrière la vanille et proviennent de l’élevage en tonneau : on dit torréfié mais pas brûlé qui serait alors un défaut. La procédure de chauffe des douelles du tonneau est la méthode qui permet de courber le bois pour lui donner sa forme définitive. Il existe 9 catégories de chauffe qui sont à la disposition des maîtres de chaix bordelais pour parvenir à donner la marque précise et les caractéristiques d’un Château.

 

 Bordeaux, l'espace du miroir

 

 

Le Connétable de Talbot – Saint Julien – 2003 – 12,5°

Nous sommes en présence du deuxième vin du Château Talbot réalisé avec des vignes plus jeunes. Sa robe est pourpre plus claire que le précédent, avec des reflets violets.

Au nez la cerise kirschée nous enchante avec sa volatilité. En bouche outre le fruit nous sommes entre la réglisse et le zan. Son attaque est moins tannique que pour le vin précédent. La finale est longue d’un niveau de caudalie de 7 ce qui est parfait. Ce vin est racé. L’assistance le voit accompagner une côte de bœuf. En dessert il sera idéal avec une poire pochée.

L’appellation Saint Julien est située entre les Margaux au Sud et les Pauillac au Nord. Le Château Talbot a été une possession anglaise. Il s’étend sur plus de 100 hectares. Situé sur St Julien de Beychevelle il possède des caractéristiques particulières en étant une appellation dans l’appellation Saint Julien. Ces vins possèdent donc la finesse des Margaux et la structure tannique des Pauillac.

 

Le Château Citran – Haut Médoc – 2003 – 13°

De robe sombre. Le nez est vanillé, avec des notes de champignon, de cacao et de fumé.

En bouche nous trouvons des tannins très ronds. Il représente bien les caractéristiques de l’appellation du Médoc qui privilégie un net adoucissement des tannins au profit des notes fruitées. Il est équilibré. Certains participants sont déroutés par  la comparaison. Pourtant il s’agit de vins généreux et sans excès de puissance. La suavité du château Citran en a fait la renommée. Le millésime 2003 est particulier car issu de l’année de la sécheresse qui a pu en modifier les caractéristiques. La meilleure association sera sur du gibier, voire des viandes blanches. Il sera intéressant de goûter la qualité d’un 2004 et surtout d’un 2005.

 

A consommer avec modération.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

 

 

 

Le coin de l’œnologue

 

C’est dans le bordelais que la science de l’assemblage est née. Trois cépages dominent l’appellation : le cabernet franc, le merlot et le cabernet sauvignon pour les rouges. C’est ici que les maîtres de chaix maintiennent le niveau des châteaux. Par niveau il faut entendre la qualité ressentie par le consommateur ce qui suppose une constance dans le temps. Nous devons comprendre que le consommateur est prisonnier de ses habitudes et qu’il n’acceptera jamais les fluctuations naturelles imposées par les aléas climatiques. En conséquence il recherche à trouver dans le temps une qualité maintenue constante même  de façon artificielle. Ce sera la même chose si vous aimez un champagne Ruinart ou un whisky Glenlivet.

Les grands châteaux possèdent donc plusieurs cépages qui donneront lieu au remplissage de deux cuves :

-          la première est issue du jus de goutte qui provient du poids des grappes mises en suintement par gravitation,

-          la deuxième est issue du jus de presse, qui contiendra plus d’éléments structurants, intéressants pour le vieillissement.

Le jus de presse contient moins de fruit mais plus de pruine qui est l’enveloppe du raisin contenant une énorme variété de substances. Le jus de goutte sera lui plus aromatique.

Tout l’art du maître de chais va consister à assembler les produits de six cuves pour produire un vin d’appellation AOC. A l’aide de fioles il procédera à un mélange permettant d’associer au mieux les trois cépages divisés en 6 cuves distinctes. Il faudra ensuite obtenir la macération alcoolique qui transformera les sucres en alcool, puis malo-lactique. Enfin la mise en tonneaux pendant une période de temps donnée assouplira les tannins des vins.

Dans le prix d’un vin il faut bien tenir compte des difficultés liées à l’assemblage, au coût de l’élevage en fût, à la durée de conservation du vin avant sa vente. Aussi on peut trouver chez Monoprix des vins de mono cépage français, argentins ou chiliens à très bon prix. Ce sera un bien pour l’éducation des papilles. En revanche, si l’on souhaite établir une fiche détaillant la complexité d’un grand Margaux ou d’un Pessac Léognan, il faudra une dizaine de minutes pour en décrire les caractéristiques. Toute complexité a un coût !

 

Guy Muller

 

 

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 11:01

Dégustation du 27 octobre 2008

Les vins rouges de l’Yonne

 La dégustation est animée par MM. Henri Baudet, Jean Pallanca,  Philippe Fournery et Yves Botasso.

La Bourgogne recouvre 4 départements : L’Yonne, la Côte d’Or, la Saône et Loire et le Rhône. Les beaujolais sont en effet des vins de Bourgogne dont la livraison en primeur est prévue le 3ème jeudi de novembre. Un petit jeu est effectué pour que l’assistance cite les crus du Beaujolais. Après cette mise en bouche mémorielle les présentateurs en viennent au sujet du jour : les vins rouges de l’Yonne, département beaucoup plus connu pour ses vins blancs de Chablis et son sauvignon de St Bris.

Les vins rouges sont des mono-cépages tous issus du Pinot noir. On peut aussi y trouver du Tressot, du César ou Romain. 

Rouge- L’Abbaye du  Petit Quincy- Bourgogne Epineuil- 2004-12,5°

La robe est un rouge clair, limpide avec des reflets gris. Au nez nous trouvons des arômes de cerise griotte. En bouche nous retrouvons le fruit avec des notes épicées de myrtille, cassis, groseille. Ce vin pinote et se révèle peu tannique ce qui confirme la couleur claire de la robe. Belle longueur. Il sera servi au mieux sur des viandes rouges grillées, sur des pâtés, des tourtes. Prix : 6,50 euros.

Rouge 2006-Côtes d’Auxerre-Cuvée du Manoir- Goisot-12,5°

Robe plus sombre que pour le précédent, beau rubis. Ce vin a été élevé en fût de chêne. An nez on hume la vanille et les fruits rouges : groseille, cerise. Les tanins sont biens fondus, ce vin est qualifié de suave, avec un bois bien absorbé. Les participants sont charmés par ce vin fruité et distingué. Son prix modique de 6,90 euros en fait un bon choix.

Rouge 2006-Chitry-Vau du Puits- Olivier Morin -12,5°

Robe rubis. Les nez en finesse annonce des fruits rouges telle la groseille. En bouche nous trouvons les fruits rouges poivrés, mais les arômes ont quasiment disparu, par rapport à la belle annonce du nez. Court en bouche et en finale. Prix de 6,60 euros.

Rouge 2003 – Irancy- Thiery Richoux -13°

La robe est rouge pourpre. Nez de fruits rouges cerise kirschée. Une grande volatilité aromatique. La bouche confirme le fruit et la souplesse tannique. Nous le trouvons toutefois court. Il accompagnera merveilleusement le canard aux cerises d’Irancy. Prix de 6,90 euros.

 

En conclusion les vins dégustés ce soir sont des vins fruités d’un excellent rapport qualité prix. Ce sont des vins oubliés car écrasés par les grands crus de la Côte de Beaune ou par la grande qualité des Meursaults ou Chablis. Ils sont produits pour les verres conviviaux des bars, cafés ou comme vins de tous les jours. Enfin la dégustation de ce jour fait pendant à la même dégustation des vins blancs de l’Yonne de l’an dernier. Cette dégustation nous a généreusement été offerte par Guy Morosoff

Rouge 2006 – Vins des Côtes du Roussillon-Fontanel- Tautavel 13°

Ce vin de couleur rouge très sombre est très caractéristique de sa région. Nez de Cassis avec des arômes de café et de cacao. Lui aussi annonce la cerise. Il possède une grande concentration ce qui lui donne du corps. A noter que le domaine Fontanel a obtenu 3 étoiles au guide Hachette des vins ! Il accompagne le repas de charcuteries mis au point par notre rescapé Philippe Fournery.

 

La soirée se termine avec les histoires traditionnelles de Paul Coustham. Une moindre participation est à regretter car la Confrérie s’efforce de développer la connaissance des vignobles sans esprit de chapelle. Nos dégustations sont pédagogiques avant tout, donc se caler exclusivement sur les grands crus, ne serait pas une bonne politique.  Dommage pour les absents car la bonne humeur et la joie ont irrigué toute cette très belle soirée.

 

Guy Muller

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 14:44

 

Dégustation du lundi 26 mai 2008

Vins de Provence  

Château Pas du Cerf


Le Domaine du Pas du Cerf est géré par trois femmes et nous suivons depuis longtemps l’évolution de ce beau vignoble. Il est situé sur la commune de La Londe et comprend 80 hectares de vignes. Le grenache et le cinsault sont utilisés pour les rosés, la syrah, le grenache, le mourvèdre pour les rouges et le Rolle pour les blancs. Le sol du domaine est schisteux. Après une sélection dans le guide des 600 vins de Provence pour son rosé, nous avons pu constater successivement des progrès pour :

-         la cuvée rouge Marlise 2001 (5 étoiles),

-         la cuvée blanc Rocher des Croix en 2007.

Nous souhaitions revenir sur ce domaine pour suivre l’évolution de sa production qui concerne les trois couleurs de vins. Il faut souligner qu’il est très difficile de trouver trois couleurs de qualité sur un seul domaine. L’amateur doit en effet piocher sur plusieurs domaines pour satisfaire sa curiosité. Ici l’on trouve tout d’un coup !



Notre présidente avait invité Brigitte Leloup pour cette dégustation




C’est au Mas de Pierre que la dégustation pour le guide des 600 meilleurs crus de provence s’est déroulée au mois de mars 2008. La dégustation se fait en aveugle pendant que les professionnels et amateurs sont installés par table de 4. Une grille d’appréciation est remplie puis les résultats sont confrontés entre les notateurs qui donnent une note définitive. La Confrérie était représentée par Philippe Fournery et Guy Muller qui sont régulièrement invités à cette dégustation qui a découvert entre autres le Marlise 2001 et le Blanc 2007 du Chateau Pas du Cerf.




La dégustation du jour était accompagnée d’un menu à la niçoise préparé par le couple Botasso. Après une pissaladière, nous avons goûté une vraie salade niçoise avec des févettes et des artichauts. Le repas se terminait avec une tourte de blettes aux pignons. De l'avis de tous les participants, il s'agissait de la meilleure salade niçoise jamais dégustée. Merci encore aux popotiers du jour qui avaient préparé ce festin pour notre joie à tous.

Rosé 2007 Pas du Cerf – Cuvée Diane

De robe saumonée, le nez est très fruits rouges : fraise et pêche de vigne. L’attaque est fraîche avec des notes acidulées. La bouche confirme des arômes de fruits rouges avec une dominante frise. Ce vin est conseillé en apéritif ou sur un sabayon au dessert. Le prix est excellent pour une entrée de gamme : 5,43 euros.


Rosé 2007 – Pas du Cerf – Cuvée Pas du Cerf

De robe saumonée plus pâle que le précédent. On retrouve les mêmes caractéristiques que pour le précédent. Fraise et pêche. Les différences résident dans un gras plus présent et dans une belle minéralité. Il sera excellent sur des rougets ou poissons grillés. Prix de 6,45 euros.


Rosé 2007 – Pas du Cerf – Cuvée Rocher des Croix

De robe saumon pâle. Nous trouvons des qualités exacerbées pour cete tête de cuvée. Outre la fraise et le bonbon anglais, nous y trouvons des épices et une belle structure. C’est notre préféré pour sa belle longueur. Il accompagnera parfaitement un tagine au pigeon et aux amandes. Prix de 8,71 euros.


Blanc 2007 – Pas du Cerf –Cuvée Pas du Cerf

De robe or blanc. Nous découvrons des arômes d’acacia. En bouche les agrumes dominent dans une attaque très fraîche. La finale est citronnée. Un vin qui accompagnera très bien une anchoïade. Prix de 7,36 euros.


Blanc 2007 – Pas du Cerf –Cuvée Rocher des Croix

C’est notre coup de cœur de l’année. De robe or blanc, il est très aromatique. Nous trouvons des fruits exotiques : ananas, mangue. En bouche il est équilibré avec une belle fraîcheur. Beaucoup d’agrumes avec une finale de moyenne intensité. Nous dégustons ce nectar avec la tourte de blettes qui l’accompagne parfaitement. Prix de 8,71 euros.


Rouge 2003 – Pas du Cerf –Cuvée Marlise

De couleur rouge grenat, nous sommes assaillis par des arômes multiples et généreux : cacao, vanille, pruneaux.

Les tanins commencent à s’assouplir mais ce vin sera de longue garde. Il témoigne d’une concentration fruit d’un petit rendement à l’hectare. En bouche, le pruneau, la réglisse et le zan dominent tellement qu’ils font penser au chemin de l’école et à l’arrêt pour acheter un rouleau de réglisse. La finale est longue avec du zan. Sans doute la sécheresse de 2003 a eu des conséquences sur ce millésime un peu plus asséchant que le précédent. Mais il est  très représentatif de l’effort qualitatif réalisé par les propriétaires du vignoble. Prix de 13,17 euros.


Les commentaires de dégustation étaient assurés par Brigitte Leloup, Yves Botasso et Philippe Fournery.

Guy Muller

A consommer avec modération.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 08:47


DEGUSTATION du Lundi 28 avril 2008
 

Vins de Corse sur charcuteries Corses

 

Domaine Gentile


 
C’est en présence du propriétaire du Domaine que la dégustation s’est déroulée dans une ambiance très conviviale.

Henry Baudet a conduit les débats en l’absence de notre Présidente. Il a donné la parole tour à tour à Philippe Fournery, Jean Pierre Rous et Yves Botasso pour des commentaires de dégustation animés.

 

 
Le Domaine Gentile s’étend sur trente hectares de vignes sur le terroir de Patrimonio. Le sol argilo-calcaire et le relief accidenté de parcelles cultivées en coteaux sont de nature à donner à la vigne le stress nécessaire à une production de qualité. La culture est dite raisonnée : culture organique, rendement limité et vendanges manuelles.

Les cépages sont les cépages traditionnels de la région : Niellucciu pour les rouges et les rosés, Malvoisie pour les blancs ou Muscat petit grain pour les vins secs ou les muscats.

Vous êtes tous naturellement invités à visiter sur place les chais et l’ensemble de l’exploitation si le hasard de vos vacances vous conduisait sur l’Ile de beauté. Un simple clic sur le lien suivant vous montrera un panoramique de 360° sur le vignoble Gentile, qui offre aussi la possibilité de locations saisonnières.

         http://domaine-gentile.com/360.htm

 

 


Explications données par le propriétaire du Domaine


Blanc – Domaine Gentile 2007- 13,5°- Malvoisie

Nez de fleurs blanches. En bouche l’attaque est franche et fraîche. Des arômes d’agrumes, de fruits exotiques accompagnent un beau gras. Finale courte. Un plaisir pour 9,30 euros HT.


Rosé- Domaine Gentile 2007- 13,5° -Nielucciu

La couleur est celle d’un rosé traditionnel, loin des teintes saumonées d’autres productions. Des arômes de bonbon anglais. En bouche nous trouvons de la tannicité, du gras et des arômes de groseille fraise et grenade. Parfait pour accompagner une friture de rougets. 9,30 euros HT.


Blanc-Cuvée Fleur-Domaine Gentile-vinde table-2005- 14°. Muscat petits grains.

De robe or blanc, nous sentons un pot pourri de fleurs. En bouche des arômes freezia, du gras. Il est gouteux et apprécié par l’assistance qui découvre la particularité d’un cépage sec au contraire des utilisations plus courantes du muscat. Ce vin accompagnera magnifiquement une cuisine exotique. Il peut aussi s’apprécier en apéritif. 10,5 euros HT.


Rouge- Domaine Gentile- Patrimonio 2006 -14° - Nielucciu

Sa robe rubis grenat enveloppe des tannins très présents et puissants. Le nez est épicé, cuir et animal. De belle concentration il aura une aptitude à la garde pour ceux qui aiment des tannins plus souples. Excellent sur des grillades de viande et du gibier. 9,30 euros HT.


Rouge – Domaine Gentile 2003 – Cuvée grande expression- 14° -Niellucciu. De robe plus claire en tonalité rubis. Il est élevé un an en cuve et un an en bouteilles avant d’être commercialisé. Boisé et épicé. Les fruits noirs sont présents : cassis, myrtilles et mûre. Il a une finale asséchante. Ses particularités reposent principalement sur la grande sécheresse de 2003 qui a eu des conséquences différentes selon les régions de production. 13,80 euros HT.

 




Muscat AOC du Cap Corse VDN – 2007 – 16° Muscat petits grains

Or blanc. Nez d’abricots et de fruits exotiques. En bouche de la fraîcheur, du calisson. A consommer sur foie gras avec des figues. Très apprécié pour son rapport qualité-prix : 11,20 euros HT.

 

Blanc – Domaine Gentile 2005 – Cuvée tradition -16° - Muscat petits grains. De robe or vermeil. Des arômes de Tilleul, de verveine et d’abricot confit. 13,80 euros HT

 

Rappu – Domaine Gentile – VDN -16° - Niellucciu et muscat petits grains 50/50. Elevé en barrique un an. L’écorce d’orange domine. En apritif ou au dessert, il perpétue la tradition de l’apéritif du Cap Corse. 14,30euros HT.


Vendange tardive – Vendemia D’oru – 15° -Muscat petits grains

Ce grand vin est récolté au niveau de 6 hectolitres à l’hectare, sachant qu’Yquem est récolté à 9 hecto/hectare. Avec 230 grammes de sucre résiduel, des soins attentifs très tard dans la saison avec taille du feuillage il est très accompli. Ses arômes sont multiples : de fruits compotés, figues, kaki très mur. Il possède une grande puissance et énergie. 35 euros HT les 50 centilitres.


Pour la dégustation des muscats et de la vendange tardive mon voisin de table m’a dit. « Ce sont des vins de méditation le soir, au coucher du soleil, à son domicile face à un panorama marin ourlé de vaguelettes et décoré par quelques voiliers dans le lointain ». Je pense que c’est la plus belle conclusion possible pour cette magnifique dégustation.
 


Guy Muller

L’Abus d’Alcool est dangereux pour la Santé

A consommer avec Modération

 

 

 

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 17:08

Fête de la bière du 31 mars 2008

Une nouvelle dégustation Historique a réuni une nouvelle fois les membres de la Confrérie. Pour la première fois notre Confrérie n’hésitait pas à prendre une double perspective historique en bafouant sa prédilection habituelle pour le vin. Souhaitons que cette fête ne soit pas, pour le vin, une mise en bière !

 


La salle était comble pour remonter l’histoire à l’époque de la cervoise où les romains n’avaient pas encore dominé la Gaulle.

C’est au couple Botasso que revenait l’organisation de cette soirée. Ils avaient en effet la redoutable tâche de nous expliquer les usages gastronomiques gaulois et de nous faire partager un excellent repas.

Yves Botasso aux fourneaux avait confectionné un repas typique de l’époque gauloise. Sa compagne au fil de la soirée nous donnait les indications indispensables sur les habitudes de l’époque. Les convives participaient à la joie générale en revêtant des parures de lierre sur leur tête.


Bière à profusion et repas de gala

Nous étions invités tour à tour à déguster des bières de toutes les couleurs : blanche, brune, blonde, rousse. Simultanément une description des composantes de la bière nous était fournie ainsi que les modalités de sa fermentation. Le malt, le sucre et le houblon savamment mêlés donnent un breuvage à l’amertume contrôlée. Les amateurs trouvant par la suite un cheminement selon qu’ils préfèrent des bières douces à l’amertume contrôlée ou qu’ils optent pour des structures plus solides et plus puissantes en entonnant des brunes ou des rousses.

 





L’ambiance était festive grâce à un succulent repas où le cochon avait supplanté le sanglier d’Obélix. Les amateurs de blagues gauloises, pous ne pas dire de gauloiseries, furent comblés par nos bardes coutumiers.

 

 

L'abus d'alcool est surtout dangereux pour les cheveux  !!


Menu du repas gaulois
Soupe d'herbes sauvages (orties, bourrache, pulmonaire)
Estouffade d'échine de porc à la bière et aux chanterelles
servie avec des panais au four et une galette de châtaignes et glands
Cantal AOC grand crû
Vieille fourme façon bonne femmeSalade de roquette et cerfeuil à l'huile de noix
Lait caillé au miel et noix
Avec pain au seigle ,avoine, orge et graines de lin
 
 
La recette du Porc à la  Gauloise  (4 pers)
 
1 pied de veau  coupé en deux (ou 4 de porc coupés en 2)
1 kg échine
50 g Chanterelles  séchées  (si fraiches: 200g)
1 oignon
1 poireau
1 cuillère de miel
1 cuil. soupe poudre du loup  (au retour Venise, Sylvaine donne recette)
 1 canette de bière blonde,
1 canette bière brune (nous avons pris Kronenbourg et Pelfort pour la brune)
 
Tremper 3 heures le pied dans eau froide, le rincer, recouvrir largement d'eau de nouveau puis le cuire avec un peu de sel et un oignon et laisser réduire de manière à avoir un bon fond
 
Faire revenir l'échine en morceaux avec un peu de saindoux
Faire fondre le poireau coupé fin à part puis l'ajouter à la viande.
Verser les canettes de bière tièdies puis le fond de veau de façon à couvrir la viande.
Feux très doux 25 minutes.
Laisser refroidir.
 
Le lendemain retirer les morceaux de porc (jusqu'à 48 heures au frais)
Mettre chanterelles poudre du loup et miel dans la sauce avec en plus le pied de veau laisser réduire
puis remettre les morceaux d'échine.
Arrêter cuisson
Laisser refroidir
 
Servir le lendemain

Les panais: les éplucher, couper en 4, ôter éventuellement les parties fibreuses au centre.
Les mettre 10 minutes dans eau bouillante salée
puis au four chaud jusqu'à ce qu'ils soit dorés, couverts d'une belle feuille de saindoux
 
La galette: 250 G de farine de chataigne (50 G farine de gland facultatif)
Verser d'un coup dans eau bouillante salée et tourner comme pour une polenta.
Quand la boule se forme, arrêter le feu, couvrir la casserole. Laisser reposer 15 minutes
puis verser sur un torchon fariné, rouler  en cylindre.
Laisser au frais de 24 à 48 H
 
Couper tranches 1 cm et faire revenir dans saindoux ou graisse d'oie
Bien dorer
 
Bon appétit les amis

L’Abus d’Alcool est dangereux pour
la Santé A consommer avec Modération


 Guy Muller

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 23:33
DEGUSTATION du 25 février 2008
 
Vins de Bordeaux du millésime 1999

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La dégustation du jour est animée par Philippe Fournery et Jean Pallanca. Une présentation du vignoble du bordelais permet de situer les diverses appellations et leur répartition régionale. Une carte dessinée au tableau décrit les implantations et la répartition des vignobles qui s’étagent tout au long de la Garonne et de la Gironde.
Le millésime 1999 avait été décrié en son temps au moment des premières dégustations. Or ce millésime a connu un retour en grâce par la suite offrant aux amateurs la possibilité de réaliser de très bonnes affaires. C’est pour démontrer cet aspect des choses et avec des vins dégageant des arômes secondaires (après cinq ans) que les organisateurs de la dégustation du jour passent enfin aux choses sérieuses.
 

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Rouge Cote de Montpezet-Côte de Castillon-vignoble Bessineau
De couleur rouge rubis, le nez est sous-bois, champignons et vanillé. L’attaque est très tannique avec des arômes de fruits rouges et des notes de café. Nous notons sa longueur.
 
Rouge-Château Meyney- Saint Estèphe-12,5°
La robe est de couleur rouge rubis avec des reflets violets. Le nez est marqué de baies rouges, myrtilles et cassis, avec des notes épicées. L’attaque est ronde, poivrée marquée par des baies rouges.
 
Rouge-Château Lafont Rochet-Saint Estèphe-grand cru classé-13°
Ce château est 4ème au classement des grands crus. De robe rubis avec des reflets violets. Il dégage une grande complexité aromatique. Nous avons noté des arômes de fruits rouges : cassis et cerise, des arômes secondaires de sous-bois. La bouche est pleine de fruits rouges avec des notes cacaotées. Vin de plaisir bien équilibré avec une belle longueur.
 
Rouge Château Sarget de Gruaud Larose-Saint Julien-12,5°
Ce vin est le deuxième vin du Château de Gruaud Larose. De couleur rouge presque noir, il dégage des arômes de mûres et de cassis. En bouche sa rondeur est agréable avec des tanins souples. Ce vin est très élégant, fin et gourmand.
 
Château La Tour Carnet-Grand cru classé- Haut Médoc-12,5°
De couleur rouge grenat foncé, il est très fruits rouges avec des notes de griotte, il est aussi épicé et cacaoté. En bouche les aspects olfactifs sont confirmés avec une suavité parfaite, des tanins soyeux, un grand équilibre. Sa longueur est belle. 


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Au cours de la dégustation une assiette de charcuterie, suivie de fromages et d’un dessert accompagne les vins. Nos popotiers habituels confirment leurs excellentes qualités car leur choix culinaire offre un parfait accompagnement aux bouteilles ouvertes ce soir là.


Guy Muller
 
 
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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 15:02
Dégustation du 17 décembre 2007 
 
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La Bastide Neuve
Vin de Provence de la Vallée intérieure
 
Ce domaine, situé au Cannet des Maures a été acheté par Nicole et Hugo Wiestner en 1988. La dégustation a débuté avec l’aide des nombreuses démonstrations données par Richard Pace, régisseur du Domaine. Les 17 hectares exploités sur les 27 possédés par le domaine produisent :
-          5% de blancs issus du cépage Rolle,
-          35% de rouges issus de cépages syrah, mourvèdre, cabernet sauvignon, cinsault,
-          60% de rosés issus de grenache, tibouren et cinsault.
Le terroir est issu de l’érosion du massif des Maures et composé de terres de grès.
En 2001 l’achat du Clos des Muraires a élargi la gamme de production du Domaine en apportant 10 hectares d’un sol argilo-calcaire très caillouteux.
 
Son œnologue est Jérome Paquette qui a souhaité modérer l’utilisation du bois pour les rouges en introduisant la pratiques des Boutes. Il s’agit de fûts d’une contenance de 600 litres qui ont remplacé les fûts de 225 litres. Ces fûts réduisent donc l’apport du bois en renforçant la typicité des cépages utilisés pour produire les rouges.
 
La confrérie a l’intention d’organiser au printemps 2008 une sortie dans ce domaine et nous aurons donc l’occasion de compléter nos informations de ce jour par  l’adjonction de belles images. 

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La dégustation est animée par Jean Pierre Rous et Philippe Fournery.
    
 
Blanc 2006 La bastide neuve-Fleur de Rolle-12,5°
De couleur or blanc, limpide cette production est composée à 100% de Rolle, élevage sur lies. Le nez est splendide : floral, fleurs blanches et arôme de poires.
L’attaque est suave avec un beau gras et des arômes de poires. D’une belle longueur ce vin sera idéal sur des poissons en sauce ou sur des volailles. Prix au
domaine 12,15 E
 
Rosé 2006 La bastide neuve-Perle des anges-12,5°
Les cépages utilisés pour cette cuvée sont 50% de grenache, 25% de cinsault, 25% de tibouren. De robe saumon soutenu, cuivrée. Le nez est composé de petits fruits rouges (fraise-groseille) et de bonbon anglais. En bouche on retrouve les mêmes notes. Le tibouren donne une caractéristique particulière de crème caramel.
Ce vin parfait accompagnera parfaitement des rougets grillés ou d’autres poissons grillés. Prix : 9,90 E.
 
Rouge 2000 La bastide neuve-Cuvée d’Antan-13°
Composé des cépages à 80% de syrah et de 20% de Mourvèdre, ce nectar est élevé en boutes pendant 12 mois. De couleur rubis foncé, le nez est de fruits rouges avec des notes d’évolution de sous bois. Sa complexité nous fait découvrir du cassis et surtout de la cerise kirschée. En bouche le caractère gourmand de cette cuvée de 2000 est complétée par de la réglisse et des notes épicées. La finale longue est zan avec de la cerise. Prix de 16,15 euros.
 
Rouge 2004 Le clos des Muraires -14°
Ce vin est 100% Syrah et élevé 12 mois en boutes. De robe noire avec des reflets violets, le nez s’avère complexe avec des fruits rouges cassis, cerise et figue.
En bouche les tanins sont souples et montrent une aptitude à la dégustation immédiate. Les participants apprécient particulièrement la maturité de la syrah souvent plus exigeante en délai d’élevage. La bouche confirme le nez avec, outre les fruits rouges, des notes de pruneaux et de café. Prix : 22 euros
 
Blanc 2006 Le Cos des Muraires – 13°
Ce vin de couleur or blanc est un Rolle 100%. Il est légèrement boisé avec des notes de fleurs blanches. En bouche son beau gras se développe. Un incident de dégustation ne permet pas d’en décrire toutes les qualités, car servi sur des desserts sucrés, qui en masquent les arômes. Prix de 22 euros.
Mais c’est tout l’intérêt de nos dégustations qui se font en direct et sous l’attention d’une nombreuse assistance. 


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Pour cette dernière dégustation de l'année 2007 l'assistance était nombreuse. Elle a vivement apprécié les charcuteries variées et les nombreux desserts qui accompagnaient le repas. 


Guy Muller 

A l'année prochaine pour de nouvelles découvertes !! 
 
 
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 23:00
DEGUSTATION
CONFRERIE DE L’ETIQUETTE à Menton
Lundi 26 novembre 2007
Vins Corse & daube de sanglier


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Antoine MORDICONI

 
Un grand merci à Antoine Mordiconi pour la qualité des vins qu'il a choisi de nous faire apprécier lors de cette soirée. Il a donné en outre les explications suivantes sur les particularités géologiques et les cépages Corses.

Le CLOS D’ORLEA se situe sur la côte orientale, région d’Aléria, alors marécages et maquis (d’où un terroir d’alluvions sédimentaires), aujourd’hui région viticole. Il est bon de rappeler que jadis, la région d’Aléria était considérée comme le grenier à blé de la Rome antique, les grecs y ayant même cultivé la vigne. Implanter de la vigne dans cette région ne fut qu’un légitime retour aux sources.
 
Le DOMAINE D’ALZIPRATU est implanté dans la zone AOC Calvi, au Nord-est de l’île. Le terroir est à dominantes granitique et schisteuse.
 
Le SCIACCARELLO n’existe qu’en Corse, affectionnant des terroirs granitiques. Il s’épanouit particulièrement en Corse occidentale et donne des vins aristocratiques et souples.
 
Le NIELLUCCIO est le cépage maître à Patrimonio, tout en s’exprimant également en Corse orientale. Il assure aux vins finesse, densité et bouquet.
 
Le VERMENTINO ou MALVOISIE DE CORSE est le cépage blanc Roi sur le pourtour méditerranéen. On le trouve en Provence, en Sardaigne, en Toscane, il est le cépage méditerranéen « qui sent la mer !! »
 


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Brigitte Leloup et Elyane Franco


VINS DEGUSTES
 
 
TERRA DI LEA rosé Vin de Pays de l’Ile de Beauté
Cépage nielluccio, parcelle d’AOC déclassée en V.d.P.
Robe rose corail, brillante, limpide, de moyenne intensité
Nez où le végétal et la minéralité dominent, base de bourgeons de cassis
Bouche tendre sur des petits fruits rouges, bonbons acidulés, finale fraîche et propre. 3,5 € H.T.

CLOS D’ORLEA rosé 2006 « Signature d’un Caractère » AOC vin de Corse Aleria François Orsucci
Cépages nielluccio et sciaccarello
Robe pétale de rose aux reflets orangés
Nez sur la groseille soutenu par une belle minéralité
Bouche pleine et grasse, ronde sur une belle finale épicée. Vin équilibré d’une bonne longueur. 7,5 € H.T.


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Une assemblée très attentive à l’exposé fait par Antoine MORDICONI
 
 
CLOS D’ORLEA Blanc 2006
100% vermentino 20 hl/ha
Robe jaune paille aux reflets or et verts, étincelante
Nez fumé sur l’amande fraîche, légèrement toasté avec une touche agrumes
Bouche aromatique complexe de fleurs blanches, grasse et ronde, finale longue et fraîche relevée par une note mentholée. 10 € H.T.
 
TERRA DI LEA rouge
100% niellucio
Robe profonde et de belle intensité, grenat aux reflets violets
Nez fruits noirs avec une dominante d’arbouse
Bouche tendre sur des fruits rouges frais, finale plaisante et fraîche. A boire entre 2 et 5 ans. Vin d’un superbe rapport qualité/prix 3 € 50 H.T.
 
CLOS D’ORLEA rouge 2005
100% nielluccio 25 à 30 hl/ha
Robe grenat au disque violet
Nez de fruits noirs, mûre et myrtille
Bouche friande et gourmande de sous-bois. Vin qui dans le temps devrait tendre vers des arômes viandés et giboyeux. A carafer avant de le servir. 10,50 € H.T.
 
DOMAINE ALZIPRATU rouge 2005 cuvée Fiumeseccu AOC Calvi Pierre Acquaviva
100% nielluccio
Robe rubis, étincelante aux reflets violets
Nez de fruits noirs frais, d’épices douces et de poivre gris
Bouche dense et riche, soyeuse sur des fruits noirs kirschés. Finale chaleureuse.
 
Deux vins rouges issus d’un même cépage mais de terroirs et de savoirs faire différents. Deux vins qui expriment la même passion d’un vigneron pour son art. Nous avons dégustés ces deux vins sur une daube de sanglier, délicieuse au demeurant, mariage parfait dans les deux cas.

Brigitte Leloup


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Brigitte explique avec un dynamisme contagieux les caractéristiques d'un nectar


Brigitte Leloup est la présidente de l'association des sommeliers d'Europe. 
Elle a géré longtemps avec son époux un hôtel restaurant à Nice "Le Gourmet Lorrain" dont je me rappelle une immense carte des vins et d'excellents alcools. C'était sûrement la plus belle carte des vins aussi au plan de sa présentation sur un lutrin sur lequel reposait un épais livre en parchemin. Habitant à l'époque à Paris, c'était pour moi un vrai plaisir d'aller déjeuner avec des amis, dans cet établissement.  
Par la suite elle a animé avec Monsieur Ballanche des cours d'oenologie au lycée hôtellier de Nice. Elle organise actuellement des cours de dégustation centrés sur l'accord mets-vins, elle organise aussi des visites chez les vignerons, ainsi que des voyages dans d'autres pays européens.

 Guy Muller

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Des sourires qui remercient autant la qualité des vins que l'intense activité déployée par nos popotiers 
qui nous ont servi un festin de sanglier digne d'Obélix
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 23:00
DEGUSTATION du 29 novembre 2007


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Cette dégustation a été entièrement consacrée au vin de Champagne. Nous avons apprécié le champagne de la maison Henriot offert par Yann Eon de la maison Bouchard père et fils.
Yann EON s'est présenté avec son parcours trés riche en gastronomie. Il a en effet  travaillé chez PAUL BOCUSE.
Nous avions aussi la joie d'avoir la présence de BRUNO SCAVO président de la sommellerie monégasque ainsi que de Jean Pierre Rous et de Jean Pallanca. Ces sommeliers nous ont commenté les vins dégustés tout au long d’une magnifique soirée. 



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La maison Henriot fondée en 1808 a gardé son caractère familial. Elle est dirigée actuellement par Stanislas Henriot.
Ses champagnes haut de gamme sont issus des cépages Pinot noir et Chardonnay.
 
Nous avons apprécié au fil des commentaires des sommeliers présents :
 
La cuvée des Enchanteleurs exprime une belle maturité et l’enchantement tient dans nos papilles. Puisssance et finesse sont en ligne pour cette cuvée d’exception notée 2 étoiles au guide Hachette.
 
Le brut 1998 assemble les mêmes cépages de pinot noir et de chardonnay. Très aromatique avec des notes de pain grillé et de fruits confits, il dénote une très belle maturité. Semble atteindre son zénith au plan gustatif.
 
Le brut souverain est un assemblage à 60% de pinot noir et à 40% de chardonnay. Les champagnes Henriot travaillent à merveille l’assemblage des millésimes. Seule une grande maison peut maintenir dans le temps cette qualité. Son attaque fraîche avec sa tonalité d’agrumes, sa finale légère et longue l’ont désigné comme notre meilleur choix pour son excellent rapport qualité prix.
 
 
 
Elyane Franco
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Prochain rendez-vous

 

A VOS AGENDAS

 

PROCHAINE DEGUSTATION

LE 28 AVRIL

 

SORTIE A NIMES LES 16/17 MAI