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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:28

Dégustation du 25 mai 2009

 

Le Château Vignelaure – Coteaux d’Aix


La table présidentielle

Le Château Vignelaure est la propriété de Georges Brunet, qui est l’ancien propriétaire du cru classé La Lagune. Sa nouvelle propriété s’étend sur 100 hectares, dont 60 hectares de vignes. Situé à 400 mètres d’altitude, le vignoble s’étend au pied de la Sainte Victoire. L’appellation AOC des coteaux d’Aix date de 1985. La production du Château se réparti entre les rouges pour 70% et les rosés pour 30%. Cette situation devrait changer d’ici 5 ans, car du blanc devrait être vendangé à cette période. Il faut dire que le manque de blanc pose un problème à notre région placée près de la mer et donc de la consommation de poisson.

 


Antoine Mordiconi explique avec talent, face à lui, Philippe Bru, Directeur du Chateau

Notre dégustation du jour était conduite par notre Président Henry Baudet. Elle était tour à tour animée par Antoine Mordiconi et par Philippe Bru directeur du Château et œnologue. Messieurs Pallanca et Muller devaient commenter tour à tour les qualités des vins dégustés. Les participants accompagnaient ces commentaires de nouvelles précisions, confirmant une fois de plus leur progression, dans la connaissance des arômes.

 

Rosés

Rosé La source - 2008 - 12,5°

Le rosé est cuivré avec des reflets argentés. La robe est cependant plus soutenue que dans d’autres productions où le saumon pale domine.

Au nez nous avons trouvé de la grenadine et de la groseille confiturées.

En bouche l’attaque est fraîche de pamplemousse rose, l’acidité et le mentholé font penser aux bonbons anglais.

La longueur est moyenne, nous sommes en présence d’un vin de plaisir, bien placé en apéritif. Un vin de soif..

 

Rosé Château Vignelaure 2008 - 12.5°-50% Syrah, 40% Grenache, 10% Cabernet Sauvignon, issu de saignée

La robe est d’un rose plus intense que le précédent . An nez nous nalysons de la fraise, du menthol et de l’anis.

En bouche l’attaque est vive agrumes, notes fruitées, avec une certaine minéralité.

Ce vin est équilibré, de gastronomie. De belle longueur il accompagnera parfaitement les poissons.

 

L'examen de la qualité de la robe par mirage

Rouges

Rouge Château Vignelaure - 2005 - 13,5°

La robe est d’un beau rubis avec des reflets violine. Au nez es arômes sont magnifiques de fruits noirs et de cacao. Notes poivrées et réglisées.

La bouche tient les promesses du nez. La base est très fruits noirs (cerise griotte, mûre, myrtille), café, zan. Ce vin dénote une belle maturité avec des tanins souples. Sa fraîcheur donne l’envie d’y revenir !

Il accompagnera superbement les viandes rouges.

 

Rouge Château Vignelaure - 2003 – 13,5°

Les caractéristiques sont identiques au précédent. Toutefois, l’année de vendange était celle de la forte chaleur. Nous sommes toujours sur les fruits noirs : cerise griotte, mûre et myrtille. La chaleur amplifie la maturité des fruits et le temps a encore plus arrondi les tanins. Le plus de ce vin est sa suavité, sa rondeur et sa fraîcheur. Il possède une grande capacité de vieillissement.

 
Jean Pallanca commente le rouge 2003

Rouge Château Vignelaure – 2002 – 13,5°

Ce millésime a été difficile en Provence à cause de pluies qui ont entraîné une extension de la pourriture à partir du 15 août. En conséquences, les récoltes ont été réduites de plus de la moitié. Les viticulteurs devant réaliser un choix économique difficile. Comme le fait remarquer Antoine Mordiconi, les coûts de structure sont les mêmes quelle que soit l’importance de la récolte !!

Ce flacon est étonnant car il donne de nombreuses notes supplémentaires au nez et en bouche. Les fruits noirs sont présents, mais nous trouvons aussi des arômes de champignons et de truffe. En bouche c’est un vin de plaisir, féminin, harmonieux et équilibré. En aveugle il serait natif de Pomerol…

 

Rouge La source de Vignelaure – 2007 – 14°

Sa robe est rubis, plus claire que dans les précédents. Au nez c’est un cocktail de fruits noirs. Au nez il exhale la cerise kirshée. Il a une belle attaque vive avec de magnifiques arômes.

Il accompagnera très bien le repas composé de salades et de gallinacés rôtis. Une glace termine en beauté ce repas.

 

Une nouvelle fois c’est notre popotier habituel  Francis Souppart qui nous a préparé ce repas. Il sera encore à la fête du Pian le 21 juin à la tête de sa rôtisserie de campagne.

 



Guy Muller notes de dégustation et crédits photos.

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 12:20

Dégustation du 27 avril 2009

 
Les travaux de cette soirée ont été écoutés dans une ambiance très studieuse



Les Vins Biologiques

 

La Confrérie de l’Etiquette oriente ses travaux sous le signe du maintien et de la sauvegarde de notre patrimoine. Toutes les dégustations de l’année 2009 ont été placées sous le signe de cette préservation indispensable. Aussi pour cette dégustation du 27 avril nous laissons la parole à la défense des vins « bios ».

La parole est donnée à Bernard LAGREZE, qui conduit nos débats avec une grande efficacité depuis plusieurs mois, en animant nos réunions.

 Monsieur LAGREZE expliquant le vin bio

Le Bio est l’avenir du vin

L’agriculture biologique ou bio-dynamique ne concerne que 2,6% du vignoble en France. Mais elle est de plus regardée comme la voie d’avenir pour valoriser nos terroirs et nos vins par voie de conséquence.

Les pionniers du bio ont démarré dans les années 60 où leur démarche était considérée comme marginale. Mais aujourd’hui de plus en plus de vignerons s’y intéressent. En témoigne une progression rapide des surfaces bio : + 20% chaque année. C’est Rudolph Steiner qui a en 1924 établi les principes de le bio dynamie :

1)     favoriser la biodiversité et la qualité du terroir,

2)     remettre de la vie bactérienne dans les sols,

3)     favoriser l’enracinement en profondeur des ceps, qui permet à la vigne de mieux se protéger en période de forte sécheresse ou de forte humidité,

4)     l’enracinement en profondeur donne un meilleur développement aux feuilles et aux fleurs de la vigne qui sont un vecteur d’échange avec la vie aérienne,

5)     la vigne devient plus saine après une décennie vis à vis des agressions microbiennes,

6)     l’utilisation des levures indigènes issues de la pruine renforce le goût de terroir,

7)     les vins bio affichent un degré d’alcool moindre.

 

En conclusion les vins bios expriment une maturité plus savoureuse, plus saine, plus digeste, un goût plus franc.

Les blancs risquent à l’ouverture de la bouteille d’exprimer une légère note d’oxydation au nez, mais qui disparaît après quelques minutes. Les blancs offrent une grande palette aromatique avec moins de présence d’alcool.

Les rouges offrent en général un léger supplément d’acidité due au terroir. On distingue plus de notes florales et une meilleur fruité. Le vin gagne en fraîcheur (cf Thierry Allemand à Cornas dont els vins offrent plus de notes florales où la violette et l’iris dominent.)

 

Monsieur Lagreze cite par ailleurs les grands vignerons adeptes de la production bio. Il s’agit de Marcel Lapierre dans le Beaujolais, de Selosse en Champagne, de Chapoutieur en Vallée du Rhone Nord, de Vincent Dauvissat à Chablis, de Pierre Morey à Meursault, de Michel Lafarge à Volnay, de Thierry Mortet à Gevry, de la propriété Pontet Canet à Pauillac.

Les vins ayant fait l’objet de la dégustation sont les suivants :

Blancs

Chablis, Domaine des temps perdus, 1er cru Montmains de Clotilde Davenne-2006

Robe de couleur or blanc aux légers reflets argentés. Nez d’une belle intensité à l’attaque, grande pureté aromatique, superbes notes d’agrumes, de fougère, de fleurs de genêt, touche de champignons frais de sous-bois. Vin délicat et complexe à la fois, notes de vanilles, notes de fleurs blanches. La minéralité est bien présente avec ses notes crayeuses, légèrement fumées : superbe nez !

En bouche l’attaque est de belle ampleur, grasse avec une évolution sur des notes citronnées. Le vin est à la fois droit et tendu tout en ayant une belle densité. Bouche vive, nette avec une belle vivacité, tout en ayant de la longueur et une certaine puissance. Finale longue sur les agrumes et une très grande fraîcheur qui rappelle le menthol et les amendes fraîches. Un vin superbe.

 

L'église de Chablis

Saint Aubin Les Pucelles Morey  2002

Belle robe de couleur jaune citron.

1er nez marqué par le boisé. Très grande finesse et quelle pureté aromatique, avec des notes de fleurs blanches et des notes grillées de noisette et d’amandes. Vin au nez très tendre et d’une grande souplesse.

En bouche, l’attaque est ample, très grasse, charnue avec beaucoup d’élégance et de souplesse. Beaucoup de pureté aromatique, notes de zestes de mandarine confite, vivacité en finale, acidulée. Très marqué par le terroir, un peu fumé, de la minéralité, superbe et très long.

 
vignoble en automne


Rouges

Coteaux du Languedoc, Clos Marie Cuvée Simon

Robe grenat pourpré. Superbe  nez très complexe. Des notes sauvages d’airelles de mûre de cerise noire, de pain d’épice. Les fruits noirs sont confiturés, marqués par les fruits à noyaux (pruneau), notes de genièvre.

La bouche est grasse, ample, confiturée. Les tanins sont souples, fondus. Beaucoup d’épices dans ce vin, persistant d’une approche large et complexe. Sa finale est longue, sur les pruneaux, la cerise confite style amarena. Notes sauvages et épicées. Superbe.

 

Vacqueyras, Domaine de La Monardière, Les Calades 2007

La robe est grenat profond avec des reflets violacés. Le nez concentré et épicé, avec des notes de fruits noirs confits (cerise noire et pruneau). On distingue une légère sucrosité, des notes florales d’iris et de coquelicot.

La bouche est ample, très grasse avec un joli fruité, des notes de cacao et une touche de grillé. Le vin est charnu avec des tanins très fins, gras et bien réglissé. D’autres jolies notes rappellent la figue sèche. Vin généreux et charnu, arômes de fruits confits. Un très beau vin.

Côtes du Rhône Cros de la Mûre Eric Michel 2005

Sa robe est grenat très concentré, presque noire avec de profondes teintes violacées et pourprées. Nez fin et aromatique avec des notes épicées et poivrées. Notes de fruits noirs surmuris (pruneau cuit, myrtille et cerise noire). Notes puissantes d’iris et de violette. Joli nez à la fois mûr et velouté.

En bouche, l’attaque est suave. En milieu de bouche les tanins sont fins et épicés de bonne qualité, même s’ils doivent s’assagir encore un peu. La finale est encore un peu serrée avec des notes de zan, de bâton de réglisse. Notes de noyaux de cerise, de mine de crayon, de bois vert. Un vin très bien fait qui va exprimer tout son potentiel d’ici quelques mois. Très bien !!!

 

Bernard LAGREZE

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 08:24

Dégustation du 30 mars 2009

 

Vins de Bourgogne

 

C’est dans le cadre d’une participation importante de nos adhérents que cette magnifique dégustation s’est déroulée.

Une motion devait être votée à l’unanimité pour s’élever contre l’assemblage de vins blancs et rouges pour obtenir un rosé.

Notre meneur de jeu habituel Monsieur Lagreze présentait tout d’abord les différentes cultures « biologiques » qui se développent actuellement pour surfer sur la mode des produits verts. L’agriculture réellement bio est très difficile à réaliser et ne représente que 1,4% de la production. On parle plutôt de culture raisonnée qui représente 20% de la production. Il s’agit de réduire au maximum l’emploi de produits qui s’attaqueraient au sol, supprimant les herbes, mais aussi les insectes qui sont les garants du maintien d’une vie dans les vignes.

 


Vins blancs

Chablis du Domaine de Marguerite Carillon – 2006 – 12,5°

De robe or blanc, ce vin déploie au nez des notes de poire, des notes florales.

L’attaque est fraîche, avec une forte minéralité, suivie de notes herbacées. Les agrumes sont présents avec une finale citronnée.

Sur des huîtres et coquillages.

 

Chablis grand cru Bougros  Domaine Nicolle – 2004 – 13°

De robe or blanc, le nez est complexe. Tilleul, acacia, arômes miellés sont très présents. L’attaque agrumes est vive et fraîche. Ce vin apparaît comme racé et raffiné. Les arômes miellés sont typiques des vins de Chablis. La finale est très longue, agréable et citronnée. Un vin d’exception plein de charme et de finesse

Sur un homard seul ou sur un repas au homard tel que celui proposé par le restaurant Les Clos en plein cœur de Chablis.

 

L'assistance toujours attentive


Rouges

Hautes Côtes de Nuits Clos Dames Huguettes Philippe Gavignet – 2005 – 12,5°

Sa robe est pourpre avec des reflets violets. Le nez embaume les fruits rouges, la réglisse et le gibier. Les tanins sont ronds, des notes de cacao, de zan et de noyaux de cerise. C’est un vin féminin tout en dentelles.

Sur une viande rouge.

 

Nuits Saint Georges – 1er cru – Les Chaboeufs - Philippe Gavignet – 2005 – 13°

De robe grenat, le nez nous enchante avec des arômes de fruits noirs, bigarreau, épices douces, cuir et tabac. En bouche une explosion de fruits, pruneau, cassis. Les tanins fondus et la réglisse donnent une grande suavité. La finale reste sur le pruneau. Un vin d’exception qui accompagnera parfaitement les viandes rouges et les fromages.


Philippe Fournery commente l'un des vins dégustés

L’assistance s’avoue comblée par le raffinement des vins choisis à l’occasion de cette dégustation. La multiplication des commentaires sur les dégustations et la participation des membres de la Confrérie créent une excellente ambiance, impossible à décrire avec des mots. Merci encore aux animateurs et à Monsieur Lagreze pour cette excellente prestation.  

 

Guy Muller

 

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 09:35

Dégustation du 23 février 2009

 

C’est en présence de Noël Courtade que la dégustation de février a été placée sous le signe du travail et de l’effort de l’ensemble des membres de la Confrérie. Aussi pour marquer cette soirée, les photos mettent l’accent sur le sérieux et la volonté d’améliorer nos connaissances, afin de progresser plus avant. Ce jour les terroirs étaient à l’honneur avec une dégustation de vins de Bordeaux.

 

C’est de nouveau Bernard Lagreze qui animait cette dégustation en décrivant le terroir du Bordelais avec ses magnifiques domaines massés le long de la Garonne. Ce sont les galets venant des Pyrénées ajoutés au sol qui donnent les principales caractéristiques du terroir. L’appellation de Graves vient bien sûr de la présence de ces galets qui conservent la chaleur accumulée la journée pour la restituer pendant la nuit. Le deuxième facteur de qualité est bien sûr l’assemblage de cépages qui ont conquis le monde : merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon. Enfin un classement qualitatif a essayé de figer en 1855 une situation qui n’a jamais cessé d’évoluer. Aussi les guides spécialisés n’en finissent pas de déconstruire ce classement pour tenir compte des réalités.

 

Blanc – Pessac Léognan – L’esprit de Chevalier 2006 - 13°

Ce second vin du Domaine Chevalier est constitué de 60% de Sauvignon et de 40% de Sémillon. Sa robe est d’or blanc.

Au nez nous humons la vanille, l’acacia, le menthol et la poire dans une ambiance minérale.

En bouche l’attaque est agrumes, épicée et légèrement fumée, vive et fraîche. La finale est de longueur moyenne citronnée.

Ce vin ira bien avec des crustacés.


L'appréciation recueille toute l'attention des participantes

Rouge – Saint Emilion – Château Rocher Bellevue Figeac–grand cru - 2005- 14°

De robe pourpre, le nez s’avère complexe. Les fruits rouges abondent : cassis, cerise noire, mure. Le tabac est aussi présent avec des épices.

La bouche révèle les fruits cerise, mûre, cassis, mais aussi des tanins souples, du café et de la réglisse. Ce vin pourra attendre quelques années pour être parfait avec un adoucissement des tanins et le développement des arômes secondaires. Il accompagnera parfaitement une épaule d’agneau.

 

Rouge- Haut Médoc – Château Mille Roses – 2004 -14°

De couleur pourpre, le nez est de fruits rouges avec des notes de sous-bois. En bouche les tanins sont souples et ronds. Ce vin réglissé est charnu. Il est plus court que le précédent et la comparaison souffre de son placement en milieu de dégustation. Il est le moins cher autour de 12-13 euros. Sur des viandes rouges ou sur une charcuterie.

 

Rouge – Pessac Léognan – Château Carbonnieux – 2003 – 13°

Couleur pourpre. Son nez est racé, complexe. Bien sûr les fruits rouges : mure, cassis, pruneaux. Des notes de vanille, des épices, un peu fumé. En bouche une explosion aromatique de fruits rouges. La réglisse est présente avec une finale zan.  C’est un vin élégant. Les 13° lui donnent un équilibre et la rondeur nécessaire. Sur un canard aux cerises… L’assistance est charmée, plusieurs convives disent adorer ce nectar, y compris dans sa version en blanc.




Rivesalte d’Opoul – Muscat de Noël Courtade -16°

Robe jaune à reflets or. Au nez les fruits blancs et jaunes explosent : abricot, quetsche, tatin chaude, fruits exotiques, mandarine et thym. En bouche ce vin est velouté et charnu. La mirabelle est présente avec l’écorce de mandarine. La finale est bonbon au miel, cire d’abeille, figues et dates sèches.

 



Noël Courtade est depuis longtemps celui qui taille les vignes de notre vignoble de l’Annonciade. Ses qualités de tailleur de vigne l’ont fait remarquer dans sa région viticole, puisqu’il vient d’obtenir le cep d’or, décerné à ses mains de fée. Nous bénéficions donc et depuis longtemps d’une aide incomparable pour la qualité de notre production.


Guy Muller

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 09:38


Dégustation du 26 janvier 2009

 

C’est dans une ambiance de fête que la Confrérie a repris ses marques pour la première dégustation de l’année.

Pour ce nouveau millésime qui n’est pas encore dans les bouteilles, de nombreuses modifications étaient apportées dans notre organisation.

Un nouveau Président, un nouveau bureau, de nouvelles méthodes de travail, accompagnent un renouveau en terme de participants.
Saluons donc ce rajeunissement qui sera entériné lors d’un repas de passation qui aura lieu le 6 février prochain à 20 heures au restaurant Le Marbella à Menton.

 

Les dégustations ont lieu le dernier lundi de chaque mois à 20 heures précises.


 Après présentation du bureau et des dernières décisions prises, Monsieur Henry Baudet, souhaite revenir aux fondamentaux de la dégustation. Il donne alors la parole à Bernard LAGREZE qui va procéder à la présentation des vins, aux commentaires et à l’animation de la réunion.

 

 

Henry Baudet, nouveau président, très bien entouré par la trésorière et la nouvelle secrétaire

Bernard commence donc par décrire l’historique du vin : la méditerranée et la sélection des cépages au fil du temps. Il a choisi de présenter des vins de 4 cépages différents qui seront commentés par l’assistance. Plusieurs anciens : MM. Pallanca, Fournery, Muller expriment leurs avis. D’autres participants interviennent tour à tour et montrent une évolution favorable dans l’appréciation des arômes. Oui les membres de la Confrérie ont progressé dans leur recherche visant à améliorer la qualité de leur cave. Nous en sommes très heureux pour ceux qui auront la chance d’être au nombre de leurs invités !


 

Bernard LAGREZE Sommelier gérant des vins de Haute Couture à Monaco

Blanc - Sancerre - 2007 - Domaine du Carrou - 12,5°
Robe : or pale, reflets verts

Nez : aromatique de fruits jaunes, minéralité

Bouche : l’attaque est vive, très fraîche, avec une base minérale et du pamplemousse. La finale est longue, citronnée, très agréable.

Ce vin emporte l’adhésion des participants.

Mais l’appellation Sancerre peut recouvrir des vins différents en fonction des parcelles. Le sol étant varié selon les communes on a des vins très aromatiques et des vins très pierre à fusil. Les Monts Damnés qui sont situés sur la colline de Chavignol donne des vins encore plus minéraux. La configuration du terrain montre une pente qui est ventée toute l’année, ainsi qu’un sol Kimméridgien, abritant des fossiles sur plusieurs mètres. La conséquence en est une production très typée. Les amateurs de Sauvignon pourront aussi essayer les Saint Bris qui comme les Quercy ou Menetou offrent à l’amateur de petits prix.

 

Blanc Limoux- Toques et Clochers « océanique » 2000 des Sieurs d’Arques.

Robe : or jaune,

Nez : mangue, abricot, arômes miellés, vanille.

Bouche : Charnu, gras, pain d’épice se conjuguent pour exacerber les qualités d’un Chardonnay très éloigné de ses bases géographiques.

Une bouteille est très oxydée et la limite de conservation est atteinte pour ce vin.

Mais l’effort d’acclimatation du Chardonnay est une constante de la région. Le terroir est divisé en quatre appellations géographiques en fonction de l’orientation des terrains. On distingue ainsi l’orientation océanique, de l’orientation méditerranée, haute vallée et Autan. Tous les ans une vente de charité de barriques a lieu. La commune dont le vin est sélectionné peut alors procéder à la réfection de son clocher. D’où le nom de ces vins sélectionnés ou non réunis sous l’appellation Toques et Clochers.

 


Rouge – Haute Côte de Beaune 2005 – Denis Carré – 13°

Robe : rubis clair, cerise,

Nez : de baies rouges : griotte, groseille, nez agréable.

Bouche : elle confirme les fruits rouges, avec des notes acidulées, caractéristiques du cépage qui est un Pinot noir.

Nous sommes dans la fraîcheur avec un vin de plaisir qui sera bu dans sa jeunesse.

Le pinot « pinotte » ce sont autant de petites bulles qui exacerbent le bout de la langue en en relevant les papilles.

 

Rouge – Château Rollan de By - 2000 – 12,5°

Robe : grenat noir. Ce vin est constitué de 70% de Cabernet-sauvignon et de 30% de Merlot.

Nez : Fumé, poivrons doux, pruneaux, tabac, vanille. Il est dans sa phase d’évolution en empruntant des arômes secondaires.

Bouche : la tanicité est affirmée mais assouplie, par un beau travail d’élevage en tonneau. Des arômes nombreux donnent un grand équilibre à ce nectar : pruneaux, cassis, réglisse, café.

Belle longueur, finale réglissée.

Ce vin est un vin de garde qui se conservera sans difficulté.




  La dégustation se termine avec un repas de charcuteries. Il est accompagné par un vin de Bourgueil simple et très convivial apporté par le popotier Francis Souppart.


Guy Muller

 

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 13:50

 

Dégustation du 1er Décembre 2008

Vins de Bordeaux

 

Notre dernière dégustation de l’année s’est tenue dans une ambiance très festive. Tous ceux qui sont venus de l’extérieur de la ville ont pu admirer la qualité des décorations lumineuses placées dans tous les coins de la ville. Dès l’entrée de la ville un carrefour illuminé donnait le ton avec sa voûte bleutée, constellé d’étoiles. Plus loin les autres carrefours étaient magnifiquement décorés, les rues étaient dominées par de nombreuses ombrelles luminescentes. L’arrivée sur la place de la mairie était extraordinaire avec, outre une décoration couvrant la totalité de la place, une cascade animée se déversant sur la totalité de la façade de la mairie. C’est donc en baignant dans une ambiance qui donne le ton de fêtes de fin d’année que les convives de la Confrérie se devaient de faire honneur aux bouteilles sélectionnées par Philippe Fournery qui devait animer la dégustation par ses commentaires éclairés.

 

Bordeaux - Le quai des Chartrons 

 

 

Profitant de cette bonne ambiance et après avoir décrit la géographie du Bordelais, nous devions apprécier plusieurs flacons. Un effort était demandé aux participants pour qu’ils mettent en œuvre leurs connaissances en analysant le nez et la bouche des vins. Une formalisation des diverses expressions orales communiquées par l’assistance se trouve transcrite dans la partie consacrée à la dégustation. La Confrérie de l’Etiquette souhaite accentuer son effort pédagogique en donnant la parole à tous. Même des amateurs, peuvent donner des avis pertinents, dès lors qu’ils ont assimilé les bases du langage des sommeliers. Les dames présentes ont aussi voulu donner l’accord mets-vins le plus en rapport avec leur expertise aromatique. Notre Présidente Eliane Franco donnait quelques informations sur la vie de l’Association, conviant les présents à l’Assemblée Générale du 15 décembre, qui aura pour tâche de lui donner un successeur.
Guy Muller donnait aussi des informations sur la fréquentation du blog en hausse continue : 4000 connexions donc le double en audience réelle et 40 000 pages lues, le double en réel. Au plan du respect de l’écologie on voit combien d’économies de papier, de transport et de recyclage sont réalisées grâce à l’Internet. Ainsi la Confrérie a pu se consacrer entièrement à la plaquette des vingt ans, laissant au site la politique de communication de l’ensemble des comptes-rendus de dégustations, visites et voyages.


Le vin d'entrée est un Sancerre blanc vin classé parmi les vins de la Loire
Le cépage des Sancerre est du Sauvignon. Il est très présent dans les vignobles de la Loire, mais aussi de l'Yonne pour le Saint Bris. Sa qualité est d'être moins chère que les Chardonnay.

Sancerre – Clos des Bouffants – Propriété Neveu – 2006 – 12,5°

La robe est de couleur or moyen avec des reflets verts.

Au nez ce vin est très floral et fruits blancs. Son attaque est vive et fraîche, moyennement minérale avec une finale citronnée. Il sera parfait en association avec des fruits de mer.

Il faut noter que l’appellation Sancerre vit sur plusieurs collines et que le cépage Sauvignon va refléter des caractéristiques différentes en fonction des sols. Sur des marnes nous aurons du fruit et des fleurs blanches, sur du kimméridgien des notes calcaires et sur les Monts Damnés (Chavignol) une très grande minéralité avec une emprise silex ou pierre à fusil. C’est donc à l’amateur qu’il conviendra de faire très attention dans le choix du climat géographique où se situe le vignoble. Les voyages sont une excellente occasion pour avoir une idée de la pente des vignobles et éviter ainsi les propriétés ayant les pieds dans l’eau. Une question est posée sur la longévité de ce vin. Comme tous les blancs génériques ils sont meilleurs dans leur jeunesse et dans leur première année. Inutile de les mettre en garde. La seule exception est représentée par les grands crus et premiers crus du chablisien qui doivent attendre 4 années pour que les arômes miellés soient évidents.

 

 Les Monts Damnés avec leur pente

 

 

 Sancerre et vue sur le vignoble

 

 Chateau Meyney - Saint Estèphe – 1999 – 12,5°

De robe pourpre papal avec des reflets violets.

Il dégage des arômes de vanille, de cacao, de fumé, d’épicé, de champignons. Le fruit est atténué par l’envol des arômes secondaires. Une forte attaque tannique laisse paraître des arômes de pruneau et de café. Il sera parfait en accompagnant une daube de sanglier.

Cette dégustation offre l’occasion de parler de ce château qui monte en notoriété, mais aussi en prix encore plus vite !

De nombreux arômes avancent derrière la vanille et proviennent de l’élevage en tonneau : on dit torréfié mais pas brûlé qui serait alors un défaut. La procédure de chauffe des douelles du tonneau est la méthode qui permet de courber le bois pour lui donner sa forme définitive. Il existe 9 catégories de chauffe qui sont à la disposition des maîtres de chaix bordelais pour parvenir à donner la marque précise et les caractéristiques d’un Château.

 

 Bordeaux, l'espace du miroir

 

 

Le Connétable de Talbot – Saint Julien – 2003 – 12,5°

Nous sommes en présence du deuxième vin du Château Talbot réalisé avec des vignes plus jeunes. Sa robe est pourpre plus claire que le précédent, avec des reflets violets.

Au nez la cerise kirschée nous enchante avec sa volatilité. En bouche outre le fruit nous sommes entre la réglisse et le zan. Son attaque est moins tannique que pour le vin précédent. La finale est longue d’un niveau de caudalie de 7 ce qui est parfait. Ce vin est racé. L’assistance le voit accompagner une côte de bœuf. En dessert il sera idéal avec une poire pochée.

L’appellation Saint Julien est située entre les Margaux au Sud et les Pauillac au Nord. Le Château Talbot a été une possession anglaise. Il s’étend sur plus de 100 hectares. Situé sur St Julien de Beychevelle il possède des caractéristiques particulières en étant une appellation dans l’appellation Saint Julien. Ces vins possèdent donc la finesse des Margaux et la structure tannique des Pauillac.

 

Le Château Citran – Haut Médoc – 2003 – 13°

De robe sombre. Le nez est vanillé, avec des notes de champignon, de cacao et de fumé.

En bouche nous trouvons des tannins très ronds. Il représente bien les caractéristiques de l’appellation du Médoc qui privilégie un net adoucissement des tannins au profit des notes fruitées. Il est équilibré. Certains participants sont déroutés par  la comparaison. Pourtant il s’agit de vins généreux et sans excès de puissance. La suavité du château Citran en a fait la renommée. Le millésime 2003 est particulier car issu de l’année de la sécheresse qui a pu en modifier les caractéristiques. La meilleure association sera sur du gibier, voire des viandes blanches. Il sera intéressant de goûter la qualité d’un 2004 et surtout d’un 2005.

 

A consommer avec modération.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

 

 

 

Le coin de l’œnologue

 

C’est dans le bordelais que la science de l’assemblage est née. Trois cépages dominent l’appellation : le cabernet franc, le merlot et le cabernet sauvignon pour les rouges. C’est ici que les maîtres de chaix maintiennent le niveau des châteaux. Par niveau il faut entendre la qualité ressentie par le consommateur ce qui suppose une constance dans le temps. Nous devons comprendre que le consommateur est prisonnier de ses habitudes et qu’il n’acceptera jamais les fluctuations naturelles imposées par les aléas climatiques. En conséquence il recherche à trouver dans le temps une qualité maintenue constante même  de façon artificielle. Ce sera la même chose si vous aimez un champagne Ruinart ou un whisky Glenlivet.

Les grands châteaux possèdent donc plusieurs cépages qui donneront lieu au remplissage de deux cuves :

-          la première est issue du jus de goutte qui provient du poids des grappes mises en suintement par gravitation,

-          la deuxième est issue du jus de presse, qui contiendra plus d’éléments structurants, intéressants pour le vieillissement.

Le jus de presse contient moins de fruit mais plus de pruine qui est l’enveloppe du raisin contenant une énorme variété de substances. Le jus de goutte sera lui plus aromatique.

Tout l’art du maître de chais va consister à assembler les produits de six cuves pour produire un vin d’appellation AOC. A l’aide de fioles il procédera à un mélange permettant d’associer au mieux les trois cépages divisés en 6 cuves distinctes. Il faudra ensuite obtenir la macération alcoolique qui transformera les sucres en alcool, puis malo-lactique. Enfin la mise en tonneaux pendant une période de temps donnée assouplira les tannins des vins.

Dans le prix d’un vin il faut bien tenir compte des difficultés liées à l’assemblage, au coût de l’élevage en fût, à la durée de conservation du vin avant sa vente. Aussi on peut trouver chez Monoprix des vins de mono cépage français, argentins ou chiliens à très bon prix. Ce sera un bien pour l’éducation des papilles. En revanche, si l’on souhaite établir une fiche détaillant la complexité d’un grand Margaux ou d’un Pessac Léognan, il faudra une dizaine de minutes pour en décrire les caractéristiques. Toute complexité a un coût !

 

Guy Muller

 

 

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 11:01

Dégustation du 27 octobre 2008

Les vins rouges de l’Yonne

 La dégustation est animée par MM. Henri Baudet, Jean Pallanca,  Philippe Fournery et Yves Botasso.

La Bourgogne recouvre 4 départements : L’Yonne, la Côte d’Or, la Saône et Loire et le Rhône. Les beaujolais sont en effet des vins de Bourgogne dont la livraison en primeur est prévue le 3ème jeudi de novembre. Un petit jeu est effectué pour que l’assistance cite les crus du Beaujolais. Après cette mise en bouche mémorielle les présentateurs en viennent au sujet du jour : les vins rouges de l’Yonne, département beaucoup plus connu pour ses vins blancs de Chablis et son sauvignon de St Bris.

Les vins rouges sont des mono-cépages tous issus du Pinot noir. On peut aussi y trouver du Tressot, du César ou Romain. 

Rouge- L’Abbaye du  Petit Quincy- Bourgogne Epineuil- 2004-12,5°

La robe est un rouge clair, limpide avec des reflets gris. Au nez nous trouvons des arômes de cerise griotte. En bouche nous retrouvons le fruit avec des notes épicées de myrtille, cassis, groseille. Ce vin pinote et se révèle peu tannique ce qui confirme la couleur claire de la robe. Belle longueur. Il sera servi au mieux sur des viandes rouges grillées, sur des pâtés, des tourtes. Prix : 6,50 euros.

Rouge 2006-Côtes d’Auxerre-Cuvée du Manoir- Goisot-12,5°

Robe plus sombre que pour le précédent, beau rubis. Ce vin a été élevé en fût de chêne. An nez on hume la vanille et les fruits rouges : groseille, cerise. Les tanins sont biens fondus, ce vin est qualifié de suave, avec un bois bien absorbé. Les participants sont charmés par ce vin fruité et distingué. Son prix modique de 6,90 euros en fait un bon choix.

Rouge 2006-Chitry-Vau du Puits- Olivier Morin -12,5°

Robe rubis. Les nez en finesse annonce des fruits rouges telle la groseille. En bouche nous trouvons les fruits rouges poivrés, mais les arômes ont quasiment disparu, par rapport à la belle annonce du nez. Court en bouche et en finale. Prix de 6,60 euros.

Rouge 2003 – Irancy- Thiery Richoux -13°

La robe est rouge pourpre. Nez de fruits rouges cerise kirschée. Une grande volatilité aromatique. La bouche confirme le fruit et la souplesse tannique. Nous le trouvons toutefois court. Il accompagnera merveilleusement le canard aux cerises d’Irancy. Prix de 6,90 euros.

 

En conclusion les vins dégustés ce soir sont des vins fruités d’un excellent rapport qualité prix. Ce sont des vins oubliés car écrasés par les grands crus de la Côte de Beaune ou par la grande qualité des Meursaults ou Chablis. Ils sont produits pour les verres conviviaux des bars, cafés ou comme vins de tous les jours. Enfin la dégustation de ce jour fait pendant à la même dégustation des vins blancs de l’Yonne de l’an dernier. Cette dégustation nous a généreusement été offerte par Guy Morosoff

Rouge 2006 – Vins des Côtes du Roussillon-Fontanel- Tautavel 13°

Ce vin de couleur rouge très sombre est très caractéristique de sa région. Nez de Cassis avec des arômes de café et de cacao. Lui aussi annonce la cerise. Il possède une grande concentration ce qui lui donne du corps. A noter que le domaine Fontanel a obtenu 3 étoiles au guide Hachette des vins ! Il accompagne le repas de charcuteries mis au point par notre rescapé Philippe Fournery.

 

La soirée se termine avec les histoires traditionnelles de Paul Coustham. Une moindre participation est à regretter car la Confrérie s’efforce de développer la connaissance des vignobles sans esprit de chapelle. Nos dégustations sont pédagogiques avant tout, donc se caler exclusivement sur les grands crus, ne serait pas une bonne politique.  Dommage pour les absents car la bonne humeur et la joie ont irrigué toute cette très belle soirée.

 

Guy Muller

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 10:59

La Fête du Pian du 22 juin 2008 marque le 20ème anniversaire de la Confrérie de l’Etiquette

En cette occasion, la Présidente de la Confrérie, évoquait les principes créateurs de la Confrérie en ces termes :

Les vingt ans de la Confrérie de l’Etiquette de Menton me donnent l’occasion d’évoquer les diverses activités de la Confrérie qui se sont progressivement

déployées. C’est aussi l’opportunité de remercier le dynamisme des animateurs de l’association et de rappeler les motivations de ses promoteurs.

La Confrérie résulte d’une rencontre entre des amateurs de vin qui ont su concilier plusieurs traditions de la région de Menton :

   - une pratique de la vigne ancestrale, avec des cépages particuliers locaux,

   - une aptitude locale à l’étude des arômes et des saveurs, manifestée par la présence de l’huile et des agrumes,

  - un vignoble laissé à l’abandon et la volonté d’en restaurer les planches au profit d’une collectivité,

  - une vue magnifique sur les hauteurs de la ville de Menton propre à provoquer un emballement esthétique,

  - la réunion de volontaires désireux de se retrouver dans la convivialité tout au long de l’année pour entretenir le vignoble.

En résumé, la volonté d’entreprendre en restaurant un ancien vignoble merveilleusement situé, jointe aux caractéristiques géographiques d’un site béni par la présence d’un couvent, offrait d’énorme potentialités. Etaient réunis l’esprit des lieux, le vin de la spiritualité et la dimension esthétique d’un superbe site.

L’Annonciade par son emplacement représente donc beaucoup plus qu’un vignoble. Elle évoque le Moyen âge, époque de l’essor complémentaire des édifices cultuels et de celui de la vigne. Le vin est l’esprit de la messe, son indissociable complément, symbole du sang du Christ, et pose son regard bienveillant sur la Ville et son Campanin.



















Eliane FRANCO

La fête de cette année réunissait de très nombreux participants venus assister aux cérémonies de la Confrérie et participer au vide-grenier annuel. Le député-maire de Menton nous a fait l’honneur de nous rendre visite, comme chaque année, après la messe et le défilé.

La chanson de la Confrérie est entonnée avec joie 


                                                     Inauguration de la nouvelle bannière


                                                               Défilé de Saint Vincent au Pian







Le père Jean Marie Lopez pendant son émouvante homélie


Notre lauréate 2008, Synda Ferchichi au concours de la plus belle étiquette


                                                                        Tirage impartial du Loto


Heureuse gagnante avec une Veuve Cliquot qui ne fera pas de vieux os !


                          Déception pour les perdants qui contestent le résultat du tirage


                   Ce n'était pas la peine de venir de Nice pour ne gagner qu'un coup de soleil !



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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 14:44

 

Dégustation du lundi 26 mai 2008

Vins de Provence  

Château Pas du Cerf


Le Domaine du Pas du Cerf est géré par trois femmes et nous suivons depuis longtemps l’évolution de ce beau vignoble. Il est situé sur la commune de La Londe et comprend 80 hectares de vignes. Le grenache et le cinsault sont utilisés pour les rosés, la syrah, le grenache, le mourvèdre pour les rouges et le Rolle pour les blancs. Le sol du domaine est schisteux. Après une sélection dans le guide des 600 vins de Provence pour son rosé, nous avons pu constater successivement des progrès pour :

-         la cuvée rouge Marlise 2001 (5 étoiles),

-         la cuvée blanc Rocher des Croix en 2007.

Nous souhaitions revenir sur ce domaine pour suivre l’évolution de sa production qui concerne les trois couleurs de vins. Il faut souligner qu’il est très difficile de trouver trois couleurs de qualité sur un seul domaine. L’amateur doit en effet piocher sur plusieurs domaines pour satisfaire sa curiosité. Ici l’on trouve tout d’un coup !



Notre présidente avait invité Brigitte Leloup pour cette dégustation




C’est au Mas de Pierre que la dégustation pour le guide des 600 meilleurs crus de provence s’est déroulée au mois de mars 2008. La dégustation se fait en aveugle pendant que les professionnels et amateurs sont installés par table de 4. Une grille d’appréciation est remplie puis les résultats sont confrontés entre les notateurs qui donnent une note définitive. La Confrérie était représentée par Philippe Fournery et Guy Muller qui sont régulièrement invités à cette dégustation qui a découvert entre autres le Marlise 2001 et le Blanc 2007 du Chateau Pas du Cerf.




La dégustation du jour était accompagnée d’un menu à la niçoise préparé par le couple Botasso. Après une pissaladière, nous avons goûté une vraie salade niçoise avec des févettes et des artichauts. Le repas se terminait avec une tourte de blettes aux pignons. De l'avis de tous les participants, il s'agissait de la meilleure salade niçoise jamais dégustée. Merci encore aux popotiers du jour qui avaient préparé ce festin pour notre joie à tous.

Rosé 2007 Pas du Cerf – Cuvée Diane

De robe saumonée, le nez est très fruits rouges : fraise et pêche de vigne. L’attaque est fraîche avec des notes acidulées. La bouche confirme des arômes de fruits rouges avec une dominante frise. Ce vin est conseillé en apéritif ou sur un sabayon au dessert. Le prix est excellent pour une entrée de gamme : 5,43 euros.


Rosé 2007 – Pas du Cerf – Cuvée Pas du Cerf

De robe saumonée plus pâle que le précédent. On retrouve les mêmes caractéristiques que pour le précédent. Fraise et pêche. Les différences résident dans un gras plus présent et dans une belle minéralité. Il sera excellent sur des rougets ou poissons grillés. Prix de 6,45 euros.


Rosé 2007 – Pas du Cerf – Cuvée Rocher des Croix

De robe saumon pâle. Nous trouvons des qualités exacerbées pour cete tête de cuvée. Outre la fraise et le bonbon anglais, nous y trouvons des épices et une belle structure. C’est notre préféré pour sa belle longueur. Il accompagnera parfaitement un tagine au pigeon et aux amandes. Prix de 8,71 euros.


Blanc 2007 – Pas du Cerf –Cuvée Pas du Cerf

De robe or blanc. Nous découvrons des arômes d’acacia. En bouche les agrumes dominent dans une attaque très fraîche. La finale est citronnée. Un vin qui accompagnera très bien une anchoïade. Prix de 7,36 euros.


Blanc 2007 – Pas du Cerf –Cuvée Rocher des Croix

C’est notre coup de cœur de l’année. De robe or blanc, il est très aromatique. Nous trouvons des fruits exotiques : ananas, mangue. En bouche il est équilibré avec une belle fraîcheur. Beaucoup d’agrumes avec une finale de moyenne intensité. Nous dégustons ce nectar avec la tourte de blettes qui l’accompagne parfaitement. Prix de 8,71 euros.


Rouge 2003 – Pas du Cerf –Cuvée Marlise

De couleur rouge grenat, nous sommes assaillis par des arômes multiples et généreux : cacao, vanille, pruneaux.

Les tanins commencent à s’assouplir mais ce vin sera de longue garde. Il témoigne d’une concentration fruit d’un petit rendement à l’hectare. En bouche, le pruneau, la réglisse et le zan dominent tellement qu’ils font penser au chemin de l’école et à l’arrêt pour acheter un rouleau de réglisse. La finale est longue avec du zan. Sans doute la sécheresse de 2003 a eu des conséquences sur ce millésime un peu plus asséchant que le précédent. Mais il est  très représentatif de l’effort qualitatif réalisé par les propriétaires du vignoble. Prix de 13,17 euros.


Les commentaires de dégustation étaient assurés par Brigitte Leloup, Yves Botasso et Philippe Fournery.

Guy Muller

A consommer avec modération.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 08:47


DEGUSTATION du Lundi 28 avril 2008
 

Vins de Corse sur charcuteries Corses

 

Domaine Gentile


 
C’est en présence du propriétaire du Domaine que la dégustation s’est déroulée dans une ambiance très conviviale.

Henry Baudet a conduit les débats en l’absence de notre Présidente. Il a donné la parole tour à tour à Philippe Fournery, Jean Pierre Rous et Yves Botasso pour des commentaires de dégustation animés.

 

 
Le Domaine Gentile s’étend sur trente hectares de vignes sur le terroir de Patrimonio. Le sol argilo-calcaire et le relief accidenté de parcelles cultivées en coteaux sont de nature à donner à la vigne le stress nécessaire à une production de qualité. La culture est dite raisonnée : culture organique, rendement limité et vendanges manuelles.

Les cépages sont les cépages traditionnels de la région : Niellucciu pour les rouges et les rosés, Malvoisie pour les blancs ou Muscat petit grain pour les vins secs ou les muscats.

Vous êtes tous naturellement invités à visiter sur place les chais et l’ensemble de l’exploitation si le hasard de vos vacances vous conduisait sur l’Ile de beauté. Un simple clic sur le lien suivant vous montrera un panoramique de 360° sur le vignoble Gentile, qui offre aussi la possibilité de locations saisonnières.

         http://domaine-gentile.com/360.htm

 

 


Explications données par le propriétaire du Domaine


Blanc – Domaine Gentile 2007- 13,5°- Malvoisie

Nez de fleurs blanches. En bouche l’attaque est franche et fraîche. Des arômes d’agrumes, de fruits exotiques accompagnent un beau gras. Finale courte. Un plaisir pour 9,30 euros HT.


Rosé- Domaine Gentile 2007- 13,5° -Nielucciu

La couleur est celle d’un rosé traditionnel, loin des teintes saumonées d’autres productions. Des arômes de bonbon anglais. En bouche nous trouvons de la tannicité, du gras et des arômes de groseille fraise et grenade. Parfait pour accompagner une friture de rougets. 9,30 euros HT.


Blanc-Cuvée Fleur-Domaine Gentile-vinde table-2005- 14°. Muscat petits grains.

De robe or blanc, nous sentons un pot pourri de fleurs. En bouche des arômes freezia, du gras. Il est gouteux et apprécié par l’assistance qui découvre la particularité d’un cépage sec au contraire des utilisations plus courantes du muscat. Ce vin accompagnera magnifiquement une cuisine exotique. Il peut aussi s’apprécier en apéritif. 10,5 euros HT.


Rouge- Domaine Gentile- Patrimonio 2006 -14° - Nielucciu

Sa robe rubis grenat enveloppe des tannins très présents et puissants. Le nez est épicé, cuir et animal. De belle concentration il aura une aptitude à la garde pour ceux qui aiment des tannins plus souples. Excellent sur des grillades de viande et du gibier. 9,30 euros HT.


Rouge – Domaine Gentile 2003 – Cuvée grande expression- 14° -Niellucciu. De robe plus claire en tonalité rubis. Il est élevé un an en cuve et un an en bouteilles avant d’être commercialisé. Boisé et épicé. Les fruits noirs sont présents : cassis, myrtilles et mûre. Il a une finale asséchante. Ses particularités reposent principalement sur la grande sécheresse de 2003 qui a eu des conséquences différentes selon les régions de production. 13,80 euros HT.

 




Muscat AOC du Cap Corse VDN – 2007 – 16° Muscat petits grains

Or blanc. Nez d’abricots et de fruits exotiques. En bouche de la fraîcheur, du calisson. A consommer sur foie gras avec des figues. Très apprécié pour son rapport qualité-prix : 11,20 euros HT.

 

Blanc – Domaine Gentile 2005 – Cuvée tradition -16° - Muscat petits grains. De robe or vermeil. Des arômes de Tilleul, de verveine et d’abricot confit. 13,80 euros HT

 

Rappu – Domaine Gentile – VDN -16° - Niellucciu et muscat petits grains 50/50. Elevé en barrique un an. L’écorce d’orange domine. En apritif ou au dessert, il perpétue la tradition de l’apéritif du Cap Corse. 14,30euros HT.


Vendange tardive – Vendemia D’oru – 15° -Muscat petits grains

Ce grand vin est récolté au niveau de 6 hectolitres à l’hectare, sachant qu’Yquem est récolté à 9 hecto/hectare. Avec 230 grammes de sucre résiduel, des soins attentifs très tard dans la saison avec taille du feuillage il est très accompli. Ses arômes sont multiples : de fruits compotés, figues, kaki très mur. Il possède une grande puissance et énergie. 35 euros HT les 50 centilitres.


Pour la dégustation des muscats et de la vendange tardive mon voisin de table m’a dit. « Ce sont des vins de méditation le soir, au coucher du soleil, à son domicile face à un panorama marin ourlé de vaguelettes et décoré par quelques voiliers dans le lointain ». Je pense que c’est la plus belle conclusion possible pour cette magnifique dégustation.
 


Guy Muller

L’Abus d’Alcool est dangereux pour la Santé

A consommer avec Modération

 

 

 

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Prochain rendez-vous

 

A VOS AGENDAS

 

PROCHAINE DEGUSTATION

LE 28 AVRIL

 

SORTIE A NIMES LES 16/17 MAI