Sortie au Château la Font du BROC

 

C’est au mois de juin que la Confrérie organise un voyage ou une sortie qui permet à ses adhérents de visiter de nouvelles propriétés. Notre ami Antoine Mordiconi, qui avait organisé la dernière dégustation de l’année avec le Château de Vignelaure des Côteaux d’Aix, a chapeauté la sortie du 6 juin. Une vingtaine de membres de la Confrérie devait, sous sa conduite, entamer une visite détaillée du Château de la Font du Broc

 

Antoine Mordiconi et le groupe de l'Etiquette

C’est sous ses commentaires avisés et énoncés avec la passion qui le caractérise qu’Antoine devait nous guider dans un château multi facettes. En effet si le vin est roi, un élevage de chevaux, avec manège couronne les ambitions du propriétaire. Comme rien ne se perd dans cette propriété d’exception, nous avons appris que non seulement le fumier de cheval sert à amender les vignes, mais encore mieux, les pierres sont recyclées dans les construction !. C’est Sylvain Massa qui a acheté en 1989 cette superbe propriété de 100 hectares (dont 25 sont exploités en vignes) située sur les hauteurs des Arcs sur Argens.

 

Le sol du domaine, composé de terrains schisteux et argilo-calcaires, a dû faire l’objet d’importants travaux d’aménagement. Son exposition face à la baie de St Raphaël lui apporte, en hiver, la douceur de la brise marine. En été, les effets bénéfiques du Mistral maintiennent le raisin dans un état sanitaire parfait jusqu'à sa maturité. La méthode culturale d'une extrême rigueur respecte l'équilibre de la nature et du sol. Le broyage des sarments et le fumier de cheval apportent à la vigne, avec le débourrage, les compléments nécessaires.

La maturité des fruits est aidée par 2 vendanges vertes. Il en résulte une  densité et une concentration des vendanges dont le rendement est limité à 20 ou 25 hectolitres à l’hectare. De nombreux prix ont été gagnés par le château lors des prix du concours général agricole de Paris, de Macon, prix aux Vinalies…

La propriété produit du vin dans les trois couleurs. Le blanc est à 98% du Rolle. Le rosé est à 50% du Mourvèdre, 50% du Grenache. Le rouge est composé de 40% de Syrah, 30% de Cabernet Sauvignon et 30% de Mourvèdre. Pour le rouge un élevage en barrique de 15 à 18 mois achève la confection d’un vin expressif, épicé, fumé, sur un large lit de fruits noirs.

Les membres de la Confrérie ont donc particulièrement apprécié les dégustations qui étaient le prélude à un excellent repas.

 


Vigne et cathédrale

C’est ainsi que le recyclage des nombreuses pierres ôtées des sols a permis la construction d’une cave extraordinaire, implantée à 20 mètres sous terre. Cette cave permet d’entreposer les barriques de vieillissement dans une véritable cathédrale. C’est un compagnon du tour de France qui a mis quatre années pour en construire l’accès et l’intérieur. Après une descente en forte pente  de l’escalier nous débouchons dans un univers de cloître avec de nombreuses voûtes et arches. Des projecteurs mettent en valeur un cercle symbolique où les vendanges successives sont entreposées à l’abri de la lumière. La profondeur de ce cloître assure une constance de température tout au long de l’année.

 

La grande surprise du groupe de l’Etiquette devant la beauté de ces lieux s’est manifestée immédiatement par un très grand silence. Comme pour se confondre avec l’ambiance de repos et de méditation, nous avons procédé à une véritable dégustation culturelle et métaphysique. Le contraste était intense entre la lumière crue d’un jour ensoleillé et la quasi-obscurité à laquelle nous devions nous habituer.

 

Chez Alain Bœuf à Draguignan

Comme les estomacs criaient famine, de par un réveil matinal à Menton, Henry Baudet notre Président donnait le signal du départ, immédiatement après la visite. Notre important groupe prenait le chemin du restaurant d’Alain Bœuf à Draguignan, pour un magnifique repas gastronomique. Dans une ambiance très festive les tables regroupaient les membres de la Confrérie par affinités. Ce repas était bien sûr accompagné des vins du Château Font du Broc généreusement offerts par Antoine Mordiconi. En fin de repas Alain Bœuf devait signer le livre d’or de la Confrérie. Puis en fin d’après-midi les participants prenaient le chemin du retour en car pour rejoindre Menton.

 
Henry Baudet et Alain Boeuf

La profession de foi de Sylvain MASSA


Un de ces matins d'octobre où la lumière donne aux choses une couleur de magie, j'ai rencontré un coin de Provence endormi, comme oublié. Un manteau de garrigue avait été délicatement posé sur les restanques comme pour les protéger.
L'idée de rendre à cet endroit sa vocation ancestrale, de par sa situation au coeur du terroir viticole des Côtes de Provence, m'a conduit vers la plus belle des aventures : celle du vin.

Symbole de notre culture méditerranéenne, messager artistique du caractère de nos régions, il est le compagnon de nos joies, le confident intime de nos peines, le sceau enthousiaste de l'Amitié.

De tout temps, il a été le produit de l'Amour et de la passion des hommes qui n'ont pas été comptables de leurs efforts.

Que milles soins conduisent ma vigne et mille précautions entourent mon vin, sans aucun raccourci ni passe droit sur le chemin difficile de la qualité.

Je m'y engage pour notre bon plaisir.

 

Aux membres de la Confrérie : pourvez vous m'envoyer une photo de la crypte de vieillissement des barriques ?

Merci d'avance et Très Bonnes Vacances à tous !!

Guy Muller

Fête du Pian 2009

 

Ce jour 21 juin, la Confrérie de l’Etiquette de Menton, a organisé sa fête traditionnelle dans le parc du Pian.

 

 

Comme tous les ans, après un défilé de la Confrérie dans le Parc, en compagnie de Saint Vincent, une messe a été célébrée.

Puis un cep de notre vigne de l’Annonciade a été brûlé après avoir été béni.

Plusieurs récipiendaires ont été intronisés avant le début d’un grand repas champêtre. Un loto, puis un bal clôturaient ces agapes.

Toutefois, la nuit avait été cruelle, une tempête avait démoli tentes, cabanes et divers matériels. Ce qui avait conduit les organisateurs à se lever très tôt pour réparer les dégâts.

 


Comme chaque année des intronisations de nouveaux membres permettent de renouveller la Confrérie. Cette année, des diplômes de grands écuyers ont été décernés à : Madame Arlette Lagneau, Messieurs René Delettre et Jean Claude Jacouty. Madame Michèle Tourrette a été remerciée pour l'efficacité de son secrétariat mis au service de la Confrérie par la remise d'un diplôme d'honneur.

Notre nouveau Président, Henry Baudet, a eu l’occasion de manier le cep d’adoubement pour la première fois. Il a failli estourbir une chevalière et casser la paire de lunettes d’un nouvel écuyer. Il lui faudra donc progresser dans l’art raffiné, mais aussi redoutable, du maniement du cep. Des exercices de répétitions d’agilité du poignet lui sont indispensables. Mais l’an prochain nous aurons une confirmation définitive de son adaptation à ses nouvelles fonctions. Ce sera en conséquence moins dangereux pour les futurs impétrants. Ajoutons pour conclure, qu’il a su faire la preuve toute la journée de son agilité vis-à-vis du micro dans diverses péroraisons. En effet, en dépit de sa promotion, il joue toujours le rôle important du Monsieur Loyal, animant toutes les fêtes, du défilé, au loto !!


La venue impromptue d’un mouton apprivoisé a fait la joie des enfants présents. Il faut dire que siglé de la marque Nike, il courait après son maître, qui l’abandonnait quelquefois, pour courtiser quelques dames et demoiselles.

 

 


Vous trouverez dans la galerie de photos présentée sur ce site, les moments forts de cette journée mémorable.

 
Guy MULLER, reportage et photos

8 juin 2009

Coupage du rosé… suite

Une Victoire du Bon Sens :

Le projet de coupage du rosé est abandonné

 

La Confrérie de l’Etiquette oriente ses travaux sous le signe du maintien et de la sauvegarde de notre patrimoine. Toutes les dégustations de l’année 2009 sont placées sous le signe de cette préservation indispensable. C’est pour cette raison que nous avons été vigilants :

-         en accompagnant la pétition nationale,

-         en écrivant aux Parlementaires de la Région

 

La pétition contre le coupage du rosé a recueilli a ce jour plus de 38 000 signatures. Merci à tous les membres de la Confrérie qui l’ont signée.


Guy Muller

 

Nous n'étions pas emballés par cette perspective !!

A production de masse, emballages de masse


Grâce à une campagne tardive, la France, rejointe dans sa bataille par l'Italie, a réussi à forcer la Commission européenne à renoncer à autoriser la fabrication de vin rosé en mélangeant du rouge et du blanc, à la grande satisfaction des producteurs.

"Il n'y aura pas de changement dans les règles de production du vin rosé", a annoncé Bruxelles le lundi 8 juin, au lendemain des élections européennes, et après la mobilisation des producteurs de vin contre le nouveau règlement portant sur les vins de table.

"Il était clair ces dernières semaines qu'une majorité de notre secteur viticole pensait que mettre un terme à l'interdiction du coupage allait saper l'image du rosé traditionnel", a ainsi déclaré la commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel. Elle avait pourtant assuré il y a encore un mois qu'elle ne céderait pas, affirmant vouloir simplement donner aux producteurs européens la possibilité de faire la même chose que ce qui est autorisé dans des pays comme l'Australie ou l'Afrique du Sud.

Après un lobbying intense des producteurs de rosé français, italiens, espagnols et suisses (même si ces derniers ne font pas partie de l'UE), elle a finalement changé d'avis. "Je suis toujours prête à écouter les bons arguments et c'est pourquoi je fais ce changement", a-t-elle expliqué, précisant que les experts allaient "maintenir le statu quo sur le vin rosé" le 19 juin.


La façade du Parlement de Strasbourg

La Commission a peut-être aussi voulu éviter un nouveau camouflet de la part des Etats de l'UE sur un dossier sensible pour les consommateurs, après le refus des 27 en mars d'obliger l'Autriche et la Hongrie à cultiver un maïs génétiquement modifié. Selon des diplomates, la France avait en effet réussi à retourner suffisamment de capitales pour bloquer le 19 juin l'adoption du coupage. Paris n'avait pourtant au départ rien trouvé à redire à ce projet de réforme passé inaperçu. Mais le réveil très médiatisé des viticulteurs français en début d'année l'a incitée à revoir sa position en mars.


Cette reculade a ravi les producteurs de vin rosé "traditionnel", réalisé selon une méthode plus coûteuse que le coupage, à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées durant une durée relativement courte. C'est "une grande satisfaction" que Bruxelles ait décidé de "conserver le savoir faire des vignerons plutôt que le côté mercantile", a déclaré Xavier de Volontat, président de l'Association générale de la production viticole (AGPV) en France.

 

Dégustation du 25 mai 2009

 

Le Château Vignelaure – Coteaux d’Aix


La table présidentielle

Le Château Vignelaure est la propriété de Georges Brunet, qui est l’ancien propriétaire du cru classé La Lagune. Sa nouvelle propriété s’étend sur 100 hectares, dont 60 hectares de vignes. Situé à 400 mètres d’altitude, le vignoble s’étend au pied de la Sainte Victoire. L’appellation AOC des coteaux d’Aix date de 1985. La production du Château se réparti entre les rouges pour 70% et les rosés pour 30%. Cette situation devrait changer d’ici 5 ans, car du blanc devrait être vendangé à cette période. Il faut dire que le manque de blanc pose un problème à notre région placée près de la mer et donc de la consommation de poisson.

 


Antoine Mordiconi explique avec talent, face à lui, Philippe Bru, Directeur du Chateau

Notre dégustation du jour était conduite par notre Président Henry Baudet. Elle était tour à tour animée par Antoine Mordiconi et par Philippe Bru directeur du Château et œnologue. Messieurs Pallanca et Muller devaient commenter tour à tour les qualités des vins dégustés. Les participants accompagnaient ces commentaires de nouvelles précisions, confirmant une fois de plus leur progression, dans la connaissance des arômes.

 

Rosés

Rosé La source - 2008 - 12,5°

Le rosé est cuivré avec des reflets argentés. La robe est cependant plus soutenue que dans d’autres productions où le saumon pale domine.

Au nez nous avons trouvé de la grenadine et de la groseille confiturées.

En bouche l’attaque est fraîche de pamplemousse rose, l’acidité et le mentholé font penser aux bonbons anglais.

La longueur est moyenne, nous sommes en présence d’un vin de plaisir, bien placé en apéritif. Un vin de soif..

 

Rosé Château Vignelaure 2008 - 12.5°-50% Syrah, 40% Grenache, 10% Cabernet Sauvignon, issu de saignée

La robe est d’un rose plus intense que le précédent . An nez nous nalysons de la fraise, du menthol et de l’anis.

En bouche l’attaque est vive agrumes, notes fruitées, avec une certaine minéralité.

Ce vin est équilibré, de gastronomie. De belle longueur il accompagnera parfaitement les poissons.

 

L'examen de la qualité de la robe par mirage

Rouges

Rouge Château Vignelaure - 2005 - 13,5°

La robe est d’un beau rubis avec des reflets violine. Au nez es arômes sont magnifiques de fruits noirs et de cacao. Notes poivrées et réglisées.

La bouche tient les promesses du nez. La base est très fruits noirs (cerise griotte, mûre, myrtille), café, zan. Ce vin dénote une belle maturité avec des tanins souples. Sa fraîcheur donne l’envie d’y revenir !

Il accompagnera superbement les viandes rouges.

 

Rouge Château Vignelaure - 2003 – 13,5°

Les caractéristiques sont identiques au précédent. Toutefois, l’année de vendange était celle de la forte chaleur. Nous sommes toujours sur les fruits noirs : cerise griotte, mûre et myrtille. La chaleur amplifie la maturité des fruits et le temps a encore plus arrondi les tanins. Le plus de ce vin est sa suavité, sa rondeur et sa fraîcheur. Il possède une grande capacité de vieillissement.

 
Jean Pallanca commente le rouge 2003

Rouge Château Vignelaure – 2002 – 13,5°

Ce millésime a été difficile en Provence à cause de pluies qui ont entraîné une extension de la pourriture à partir du 15 août. En conséquences, les récoltes ont été réduites de plus de la moitié. Les viticulteurs devant réaliser un choix économique difficile. Comme le fait remarquer Antoine Mordiconi, les coûts de structure sont les mêmes quelle que soit l’importance de la récolte !!

Ce flacon est étonnant car il donne de nombreuses notes supplémentaires au nez et en bouche. Les fruits noirs sont présents, mais nous trouvons aussi des arômes de champignons et de truffe. En bouche c’est un vin de plaisir, féminin, harmonieux et équilibré. En aveugle il serait natif de Pomerol…

 

Rouge La source de Vignelaure – 2007 – 14°

Sa robe est rubis, plus claire que dans les précédents. Au nez c’est un cocktail de fruits noirs. Au nez il exhale la cerise kirshée. Il a une belle attaque vive avec de magnifiques arômes.

Il accompagnera très bien le repas composé de salades et de gallinacés rôtis. Une glace termine en beauté ce repas.

 

Une nouvelle fois c’est notre popotier habituel  Francis Souppart qui nous a préparé ce repas. Il sera encore à la fête du Pian le 21 juin à la tête de sa rôtisserie de campagne.

 



Guy Muller notes de dégustation et crédits photos.

 

Dégustation du 27 avril 2009

 
Les travaux de cette soirée ont été écoutés dans une ambiance très studieuse



Les Vins Biologiques

 

La Confrérie de l’Etiquette oriente ses travaux sous le signe du maintien et de la sauvegarde de notre patrimoine. Toutes les dégustations de l’année 2009 ont été placées sous le signe de cette préservation indispensable. Aussi pour cette dégustation du 27 avril nous laissons la parole à la défense des vins « bios ».

La parole est donnée à Bernard LAGREZE, qui conduit nos débats avec une grande efficacité depuis plusieurs mois, en animant nos réunions.

  Monsieur LAGREZE expliquant le vin bio

Le Bio est l’avenir du vin

L’agriculture biologique ou bio-dynamique ne concerne que 2,6% du vignoble en France. Mais elle est de plus regardée comme la voie d’avenir pour valoriser nos terroirs et nos vins par voie de conséquence.

Les pionniers du bio ont démarré dans les années 60 où leur démarche était considérée comme marginale. Mais aujourd’hui de plus en plus de vignerons s’y intéressent. En témoigne une progression rapide des surfaces bio : + 20% chaque année. C’est Rudolph Steiner qui a en 1924 établi les principes de le bio dynamie :

1)     favoriser la biodiversité et la qualité du terroir,

2)     remettre de la vie bactérienne dans les sols,

3)     favoriser l’enracinement en profondeur des ceps, qui permet à la vigne de mieux se protéger en période de forte sécheresse ou de forte humidité,

4)     l’enracinement en profondeur donne un meilleur développement aux feuilles et aux fleurs de la vigne qui sont un vecteur d’échange avec la vie aérienne,

5)     la vigne devient plus saine après une décennie vis à vis des agressions microbiennes,

6)     l’utilisation des levures indigènes issues de la pruine renforce le goût de terroir,

7)     les vins bio affichent un degré d’alcool moindre.

 

En conclusion les vins bios expriment une maturité plus savoureuse, plus saine, plus digeste, un goût plus franc.

Les blancs risquent à l’ouverture de la bouteille d’exprimer une légère note d’oxydation au nez, mais qui disparaît après quelques minutes. Les blancs offrent une grande palette aromatique avec moins de présence d’alcool.

Les rouges offrent en général un léger supplément d’acidité due au terroir. On distingue plus de notes florales et une meilleur fruité. Le vin gagne en fraîcheur (cf Thierry Allemand à Cornas dont els vins offrent plus de notes florales où la violette et l’iris dominent.)

 

Monsieur Lagreze cite par ailleurs les grands vignerons adeptes de la production bio. Il s’agit de Marcel Lapierre dans le Beaujolais, de Selosse en Champagne, de Chapoutieur en Vallée du Rhone Nord, de Vincent Dauvissat à Chablis, de Pierre Morey à Meursault, de Michel Lafarge à Volnay, de Thierry Mortet à Gevry, de la propriété Pontet Canet à Pauillac.

Les vins ayant fait l’objet de la dégustation sont les suivants :

Blancs

Chablis, Domaine des temps perdus, 1er cru Montmains de Clotilde Davenne-2006

Robe de couleur or blanc aux légers reflets argentés. Nez d’une belle intensité à l’attaque, grande pureté aromatique, superbes notes d’agrumes, de fougère, de fleurs de genêt, touche de champignons frais de sous-bois. Vin délicat et complexe à la fois, notes de vanilles, notes de fleurs blanches. La minéralité est bien présente avec ses notes crayeuses, légèrement fumées : superbe nez !

En bouche l’attaque est de belle ampleur, grasse avec une évolution sur des notes citronnées. Le vin est à la fois droit et tendu tout en ayant une belle densité. Bouche vive, nette avec une belle vivacité, tout en ayant de la longueur et une certaine puissance. Finale longue sur les agrumes et une très grande fraîcheur qui rappelle le menthol et les amendes fraîches. Un vin superbe.

 

L'église de Chablis

Saint Aubin Les Pucelles Morey  2002

Belle robe de couleur jaune citron.

1er nez marqué par le boisé. Très grande finesse et quelle pureté aromatique, avec des notes de fleurs blanches et des notes grillées de noisette et d’amandes. Vin au nez très tendre et d’une grande souplesse.

En bouche, l’attaque est ample, très grasse, charnue avec beaucoup d’élégance et de souplesse. Beaucoup de pureté aromatique, notes de zestes de mandarine confite, vivacité en finale, acidulée. Très marqué par le terroir, un peu fumé, de la minéralité, superbe et très long.

 
vignoble en automne


Rouges

Coteaux du Languedoc, Clos Marie Cuvée Simon

Robe grenat pourpré. Superbe  nez très complexe. Des notes sauvages d’airelles de mûre de cerise noire, de pain d’épice. Les fruits noirs sont confiturés, marqués par les fruits à noyaux (pruneau), notes de genièvre.

La bouche est grasse, ample, confiturée. Les tanins sont souples, fondus. Beaucoup d’épices dans ce vin, persistant d’une approche large et complexe. Sa finale est longue, sur les pruneaux, la cerise confite style amarena. Notes sauvages et épicées. Superbe.

 

Vacqueyras, Domaine de La Monardière, Les Calades 2007

La robe est grenat profond avec des reflets violacés. Le nez concentré et épicé, avec des notes de fruits noirs confits (cerise noire et pruneau). On distingue une légère sucrosité, des notes florales d’iris et de coquelicot.

La bouche est ample, très grasse avec un joli fruité, des notes de cacao et une touche de grillé. Le vin est charnu avec des tanins très fins, gras et bien réglissé. D’autres jolies notes rappellent la figue sèche. Vin généreux et charnu, arômes de fruits confits. Un très beau vin.

Côtes du Rhône Cros de la Mûre Eric Michel 2005

Sa robe est grenat très concentré, presque noire avec de profondes teintes violacées et pourprées. Nez fin et aromatique avec des notes épicées et poivrées. Notes de fruits noirs surmuris (pruneau cuit, myrtille et cerise noire). Notes puissantes d’iris et de violette. Joli nez à la fois mûr et velouté.

En bouche, l’attaque est suave. En milieu de bouche les tanins sont fins et épicés de bonne qualité, même s’ils doivent s’assagir encore un peu. La finale est encore un peu serrée avec des notes de zan, de bâton de réglisse. Notes de noyaux de cerise, de mine de crayon, de bois vert. Un vin très bien fait qui va exprimer tout son potentiel d’ici quelques mois. Très bien !!!

 

Bernard LAGREZE

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Rendez -vous

Le lundi 30 novembre pour une dégustation à 19 heures 45.

Présentation de la Confrérie

Nos vidéos

Jacques ATTALI et le vin, DIVIN :
http://www.publicsenat.fr/vodiFrame.php?idE=57392

Le Président des sommeliers européens vous parle
http://www.veoh.com/videos/v6395441wdyjnJdZ?c=MadeInLuxe

 

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