Dégustation du 30 mars 2009

 

Vins de Bourgogne

 

C’est dans le cadre d’une participation importante de nos adhérents que cette magnifique dégustation s’est déroulée.

Une motion devait être votée à l’unanimité pour s’élever contre l’assemblage de vins blancs et rouges pour obtenir un rosé.

Notre meneur de jeu habituel Monsieur Lagreze présentait tout d’abord les différentes cultures « biologiques » qui se développent actuellement pour surfer sur la mode des produits verts. L’agriculture réellement bio est très difficile à réaliser et ne représente que 1,4% de la production. On parle plutôt de culture raisonnée qui représente 20% de la production. Il s’agit de réduire au maximum l’emploi de produits qui s’attaqueraient au sol, supprimant les herbes, mais aussi les insectes qui sont les garants du maintien d’une vie dans les vignes.

 


Vins blancs

Chablis du Domaine de Marguerite Carillon – 2006 – 12,5°

De robe or blanc, ce vin déploie au nez des notes de poire, des notes florales.

L’attaque est fraîche, avec une forte minéralité, suivie de notes herbacées. Les agrumes sont présents avec une finale citronnée.

Sur des huîtres et coquillages.

 

Chablis grand cru Bougros  Domaine Nicolle – 2004 – 13°

De robe or blanc, le nez est complexe. Tilleul, acacia, arômes miellés sont très présents. L’attaque agrumes est vive et fraîche. Ce vin apparaît comme racé et raffiné. Les arômes miellés sont typiques des vins de Chablis. La finale est très longue, agréable et citronnée. Un vin d’exception plein de charme et de finesse

Sur un homard seul ou sur un repas au homard tel que celui proposé par le restaurant Les Clos en plein cœur de Chablis.

 

L'assistance toujours attentive


Rouges

Hautes Côtes de Nuits Clos Dames Huguettes Philippe Gavignet – 2005 – 12,5°

Sa robe est pourpre avec des reflets violets. Le nez embaume les fruits rouges, la réglisse et le gibier. Les tanins sont ronds, des notes de cacao, de zan et de noyaux de cerise. C’est un vin féminin tout en dentelles.

Sur une viande rouge.

 

Nuits Saint Georges – 1er cru – Les Chaboeufs - Philippe Gavignet – 2005 – 13°

De robe grenat, le nez nous enchante avec des arômes de fruits noirs, bigarreau, épices douces, cuir et tabac. En bouche une explosion de fruits, pruneau, cassis. Les tanins fondus et la réglisse donnent une grande suavité. La finale reste sur le pruneau. Un vin d’exception qui accompagnera parfaitement les viandes rouges et les fromages.


Philippe Fournery commente l'un des vins dégustés

L’assistance s’avoue comblée par le raffinement des vins choisis à l’occasion de cette dégustation. La multiplication des commentaires sur les dégustations et la participation des membres de la Confrérie créent une excellente ambiance, impossible à décrire avec des mots. Merci encore aux animateurs et à Monsieur Lagreze pour cette excellente prestation.  

 

Guy Muller

 

  9 avril 2009


Défendons le rosé de Provence

 


Nous poursuivons notre campagne pour la défense du rosé de Provence. L’association des sommeliers d’Europe vous engage à signer la pétition suivante :

 

SAUVONS NOTRE ROSE …

 

« La commission Européenne est en passe de lever l'interdiction de coupage des vins rouge et blanc pour faire un vin de couleur rose sans aucune concertation.
Cette proposition de règlement se fait au mépris du savoir faire acquis par les vignerons producteurs de Rosé depuis trente ans, de la sauvegarde des régions productrices et de l'attente du consommateur qui apprécie le vrai rosé.

 

Nous avons mené de nombreuses actions auprès du Ministre et du parlement Européen depuis ces dernières semaines. Nous vous ferons parvenir dans les prochains jours le détail ainsi que nos plans d’actions.

 

Pour l’instant nous avons obtenu un report du vote jusqu'au 19 juin mais nous ne devons pas relâcher notre mobilisation.

 

A la suite de nos interventions, la Députée du Var, Madame Josette PONS est intervenue :
à Strasbourg le 25 mars 2009

 
COUPER TUE LE ROSE

L’Union européenne s’apprête à autoriser l’élaboration de vins rosés, sans indication géographique, par le coupage de vins blancs et de vins rouges.
Si tel était le cas, le Rosé serait la nouvelle victime d’une décision irréfléchie.
Les vignerons provençaux, qui ont su lui donner toutes ses lettres de noblesse, s’y opposent farouchement car cela serait une tromperie du consommateur, un encouragement à la contrefaçon et une remise en cause de 30 ans d’efforts.
Le Rosé est un vin à part entière et non le sous-produit d’un mélange douteux de Rouge et de Blanc.
Le « vrai » Rosé a conquis toute sa place auprès des consommateurs et connaît un développement important.


Il y a 30 ans, 7 consommateurs sur 10 pensaient précisément que le rosé était issu de coupage, son image en était fortement dégradée et les consommateurs le boudaient. Conscients de cela, les vignerons provençaux, notamment, se sont attelés à expliquer la vinification originale, complexe et délicate dont il est issu, ce qui a fondamentalement modifié sa perception, désormais positive par le consommateur.
Le rosé représente aujourd’hui près de 23 % de la consommation totale de vin en France. Il est le seul type de vin dont la consommation continue de croître au plan mondial dont il représente 10 % de la consommation totale.
Le Rosé a permis le développement de la viticulture provençale.

Permettre ce coupage, c’est condamner à mort la viticulture provençale dont le rosé représente 80 % des volumes produits.
La viticulture provençale c’est : 97 000 hectares de vignes à raison de cuve, 7 500 entreprises spécialisées, 15 000 emplois.
Le rosé ne peut ni ne doit être la variable d’ajustements d’une déréglementation dont les conséquences sociales et environnementales seraient massives et irréversibles.

POUR DEFENDRE LE ROSE DE PROVENCE, LES PROFESSIONNELS ET LES ELUS DU VAR VOUS INVITENT à signer la pétition en
  vous connectant au site :  
www.coupernestpasrose.com

Guy Muller rapporteur de la lettre aux Parlementaires

31 mars 2009

La Confrérie de l’Etiquette s’indigne du projet de Rosé International voulu par l’Europe et s’adresse aux Parlementaires :

 

Monsieur le Parlementaire,

 

C’est avec effarement que nous avons appris la possibilité de permettre un assemblage de vin blanc et de vin rouge qui serait commercialisé sous le nom de rosé. Or ce nouveau produit ne peut être confondu avec les rosés traditionnels de notre Région. Il s’agit d’un produit issu d’une volonté de marketing et qui s’appuie sur la notoriété acquise par nos rosés de Provence.

 

Comme nous ne pensons pas que les lois internationales, issues de langues diverses, aient prévu spécifiquement une traduction ou une dénomination précise pour ce nouveau produit, nous proposons le nom de ROSI. Le Rosi est parfaitement conforme au français et à sa signification. Or le législateur a déjà pu exiger la traduction en français de notices ou de livrets d’opéra afin de permettre au consommateur français d’être à égalité de traitement avec les autres consommateurs.

 

En conséquence l’assemblage de vins blancs et rouges étant complètement étrangère à nos traditions et usages, vous voudrez bien protéger nos rosés de Provence. Les assemblages prévus par l’Union européenne répondent eux parfaitement à la notion de Rosi qui annonce de plus la création d’un nouveau produit. Le rosissement des blancs par du rouge éviterait aussi le problème lié à la notion de proximité et de terroir. S’agissant d’une nouvelle marque, elle serait ainsi libérée de tout lien avec un terroir et une région, comme l’est le Coca-Cola.

Veuillez agréer, Monsieur le Parlementaire, l’expression de notre grande considération,

 

Mobilisation contre le ROSI

 

Tout détenteur d’un pouvoir étant tenté d’en abuser nous devons saluer l’entrée d’un nouveau terme dans l’univers de l’œnologie. C’est encore une fois l’Union Européenne qui a légiféré pour créer un nouvel assemblage de vin. Il s’agit de permettre l’assemblage de mauvais blancs (en provenance d’Espagne) avec des rouges qui rosiraient cet excellent nectar. Le problème c’est que cet assemblage serait commercialisé sous le nom de Rosé.

 

Ce mauvais coup porté à notre viticulture Provençale qui produit 28% de la production européenne, s’ajoute à de nombreuses attaques conduites avec acharnement. Pour réformer tout, il suffit de s’aider d’une loi qui prend l’inverse des usages antérieurs. Aussi l’esprit de la Réforme s’impose comme une douteuse amélioration de l’ancien. Même si l’Ancien avait quelques mérites il doit céder la place au soi-disant mieux du modernisme.

C’est en plein débat sur de nouvelles interdictions à la dégustation gratuite que le projet européen a été approuvé par Michel Barnier pour la France. Comme hier la possibilité d’incorporer des arômes artificiels, l’arrosage du vignoble ou des copeaux dans nos cuves et barriques a été acceptée en France. Aussi, la pertinence de ces innovations étant sujette à caution, vaut-il mieux prévenir que guérir.

La référence à l’identité nationale s’impose dans un domaine où les usages ont supplanté le droit. Comment une loi internationale peut-elle imposer des assemblages où la notion de terroir est supprimée ?

 

Nous avons accepté que le Tokay soit rendu à son pays d’origine : la Hongrie. Mais faut-il pour autant accepter que notre rosé soit copié ?

Les rosés sont issus de saignée, de fermentation pelliculaire, de pressages qui respectent l’identité du terroir. En fait le rosé est issu de fruits à pruine noire et à chair blanche qui en dégorgeant donnent la couleur rosée. Ce rosé est aussi issu de terroirs précis. L’assemblage de vins blancs et rouges est une toute autre opération de rosissement par des crus de diverses provenances, qui plus est.

De la même façon que les notices techniques des appareils ou les livrets d’opéra doivent être traduits en français, la traduction en français de ce nouveau produit est le rosi et non le rosé. Comme il est douteux que les traités et textes internationaux fassent l’objet de travaux de sémiologie, nos Parlementaires doivent intervenir d’urgence. Ils doivent rattraper cette nouvelle bourde qui s’ajoute à tant d’autres.

L’objectif de nos Parlementaires est il de tout accepter même les pires stupidités ? N’ont –ils pas fait suffisamment de tort à la viticulture française ? Faut-il toujours s’aligner sur les intérêts anglo-saxons qui délaissent le salé au profit du sucré et produisent des générations d’obèses ?

 

C’est pour répondre à ces questions que nous lancons une adresse aux parlementaires pour que le nouveau produit soit appelé ROSI.

 

Guy Muller, pour la Confrérie de l’Etiquette


Vigne en Provence

Les faits décrits par la Presse (pour comprendre l’objet du débat)


De Libération

Peut-on mélanger du vin rouge et du vin blanc pour faire du rosé ? A cette question, la Commission de Bruxelles répond oui. Et la France ? Eh bien, la France, heu… On ne sait pas trop.

Résumé de l’affaire. Fin janvier, à Bruxelles, la France a approuvé avec ses homologues des Vingt-sept, un projet de réglementation européen autorisant le mélange de vin blanc et de vin rouge pour faire du rosé. Pratique actuellement interdite dans l’UE, à de rares exceptions près, comme pour le champagne.

Mais voilà, sans doute sous la pression des producteurs français de rosé, dont ceux de Provence, Michel Barnier et ses troupes semblent avoir changé d’avis sur cette question dite du coupage. Charge à eux, maintenant, de parvenir à infléchir leur position sans que cela se voie trop, avant le vote définitif sur la question, le 27 avril à Bruxelles.

Au cabinet de Michel Barnier, on a le sens de la précision. «Le 27 janvier, ce n’était pas un vote indicatif, c’était un recueil d’avis informel», dit le ministère de l’Agriculture. Le porte-parole du commissaire européen à l’Agriculture, lui, dit: «Vote indicatif ou informel, c’est un peu la même chose. Nous, à la Commission européenne, on dit indicatif. Après s’ils veulent dire informel…»

«C'est vrai que ce point précis pose problème»

Au ministère de l’Agriculture, on avance que «cette question du rosé a été traitée dans le cadre d’un règlement global sur les pratiques oenologiques dans l’UE. C’est une question parmi vingt ou trente autres: copeaux, alcoolisation, adjuvants… On a donc voté pour l’ensemble du texte, qui comporte tout un tas de dispositions».

Dont la technique du coupage pour le rosé. «C’est vrai que ce point précis pose problème», avoue l’entourage de Barnier. Pourquoi alors avoir voté favorablement. «Nous avions le souci de ne pas bloquer le processus, qui doit entrer en vigueur le 1er août.»

La Commission européenne connaît l’embarras du camp français concernant ce projet de réglementation sur le vin. «Paris a voté pour ce paquet de mesures sur les pratiques oenologiques que nous voulons changer. Il semble qu’ils aient conscience que cela leur pose maintenant un problème», réagit Michael Mann, porte-parole du commissaire à l’Agriculture.

Qui résume: «Les Etats membres peuvent toujours changer d’avis entre le vote consultatif et le vote définif.» Et le fonctionnaire européen d’avouer: «Nous sommes en train de réfléchir à la conduite à tenir si certains Etats membres votent contre ce changement de réglementation.»

Comme dans l’affaire sur la baisse de la TVA dans certains secteurs, comme la restauration, dont l’accord a pu être arraché par la France grâce au vote allemand, il semble que Berlin puisse venir une nouvelle fois au secours de Paris sur la question du coupage. L’Allemagne, qui a voté défavorablement lors du vote indicatif, pourrait permettre à Barnier de se sentir moins isolé le 27 avril et lui permettrait de ne pas se prendre la porte de sortie en pleine figure.

 
Le Rosé de Provence, vin de plaisir au bord de la mer

Des Echos

Le manuel du rosé de Barroso

La Commission veut autoriser le coupage entre du rouge et du blanc.

Prenez du rouge et du blanc, mélangez et vous obtiendrez du rosé : c’est la nouvelle recette que la Commission européenne est en train de concocter pour les vins de table. L’information révélée par les Echos fait partie d’un projet de règlement plus large sur les pratiques œnologiques autorisées au sein de l’Union qui devrait sortir des tuyaux communautaires fin avril. Comme le rappelle un porte-parole de la Commission, «le coupage est un principe œnologique reconnu par l’Office international pour la vigne et le vin».

Les Etats-Unis, l’Australie ou l’Afrique du Sud n’hésitent pas à y recourir. Avec succès. C’est d’ailleurs pour permettre aux Européens de jouer à jeu égal que Bruxelles veut actualiser les pratiques œnologiques du continent. Fin janvier, lors d’un vote indicatif, le projet est passé haut la main au sein du Comité de gestion des vins où sont représentés les Etats membres. Le vote définitif aura lieu le 27 avril.

Pour la France, premier producteur mondial de rosé, c’est un coup dur. «Le vin rosé ce n’est pas qu’une couleur, c’est un procédé de fabrication qui lui donne un goût spécifique», rappelle Christine Assy pour la Confédération des coopératives viticoles. Et d’ajouter : «Economiquement, c’est un marché porteur, ce serait dommage de le casser avec des quantités trop importantes et à bas prix». Le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, vient d’envoyer une lettre à la commissaire en charge de l’Agriculture. Mais il sait que sur ce dossier la France est assez isolée.

 

 

21 mars 2009 

Travaux de plantation à l’Annonciade

 

Le 21 mars les Mousquetaires attachés à l’entretien de notre vigne avaient convié d’autres membres de la Confrérie de l’Etiquette à planter des cépages destinés à améliorer la qualité des vins de notre vignoble. Cette journée était marquée par l’arrivée du Printemps avec un soleil magnifique qui permettait d’affronter une température plutôt fraîche en ce début de matinée.  




Il faut dire que nous avons toujours divers travaux à conduire en fonction du développement végétatif ou de la maturité de nos vignes. Ce jour nous avions aussi à réparer certains dégâts occasionnés par un effondrement en provenance du mur de soutènement du Couvent.




Notre vignoble est situé en terrasses pentues et divers éboulements nous obligent quelquefois à reconstituer notre superficie.



La verdure au bas de nos ceps apporte l'azote. Les insectes ne sont pas détruits et peuvent polliniser.

Nous avons donc procédé à la plantation de cépages améliorateurs : cabernet-sauvignon, cinsault et grenache. Ces opérations sont précédées d’une opération de terrassement préalable pour ôter la vieille terre et la remplacer par du terreau de plantation.


Puis avec un pic un trou est réalisé pour y déposer le cep de vigne. Le tout est après abondamment arrosé.




Comme nous avions effectué une souscription pour l’achat des nouveaux ceps, une étiquette rappelant le nom du donataire était attachée à la base des futures lianes.



Les Mousquetaires après les travaux pratiques

 

Après ces travaux les Mousquetaires se retrouvaient à leur restaurant habituel de Roquebrune Cap Martin pour un repas de l’amitié. Mais à la table voisine, nous rencontrions Monsieur Raoul Mille qui y faisait étape, avant de dédicacer son dernier ouvrage. Notre écrivain s’informait alors de l’histoire de la Confrérie, puis sur l’existence d’un vignoble implanté sans doute au Moyen Age. Chaque couvent entraînait l’implantation de vignes pour produire un vin de messe, voire une distillerie permettant un recyclage des moûts inutilisés. Les chartreux étaient les spécialistes de liqueurs composées à base de plantes aromatiques aux propriétés digestives ou consolatrices.




Nous avons ensuite parlé du vignoble d’application, de l’amélioration lente des cépages, de nos vendanges, de l’élevage en fût. Au fil de la conversation une dame rousse de notre entourage attirait l’attention de Raoul. Il prenait de nombreuses notes et l’on voyait errer un sourire sur ses lèvres. Pensait-il aux nonnes de l’ancien temps et l’esprit du vin aidant, allait-il produire un nouveau livre ? Comme tout écrivain, il se nourrissait de la réalité de ce jour, regardant les visages des convives, tout en notant leur gestuelle.



Raoul Mille, dédicace son oeuvre aux membres de la Confrérie

Quelle belle journée pour cette renaissance du Printemps si le même jour deux graines sont semées !! Celle très matérielle du vignoble, riche de ses futurs fruits et celle de la naissance d’une nouvelle œuvre, intellectuelle cette fois. Par quelle invocation l’Annonciade est-elle si haut perchée au sommet de la ville de Menton ? Vers une montée symbolique dans la recherche de la transcendance ?

Sur le magnifique terroir de Menton y eut-il un jour une Héloïse et un Abélard mariant les cultures matérielles et immatérielles ? Seul Raoul Mille, peut nous répondre dans la suite de son œuvre toute emplie de nos paysages et de l’histoire de la Riviera.

 

Guy Muller 

 

Dégustation du 23 février 2009

 

C’est en présence de Noël Courtade que la dégustation de février a été placée sous le signe du travail et de l’effort de l’ensemble des membres de la Confrérie. Aussi pour marquer cette soirée, les photos mettent l’accent sur le sérieux et la volonté d’améliorer nos connaissances, afin de progresser plus avant. Ce jour les terroirs étaient à l’honneur avec une dégustation de vins de Bordeaux.

 

C’est de nouveau Bernard Lagreze qui animait cette dégustation en décrivant le terroir du Bordelais avec ses magnifiques domaines massés le long de la Garonne. Ce sont les galets venant des Pyrénées ajoutés au sol qui donnent les principales caractéristiques du terroir. L’appellation de Graves vient bien sûr de la présence de ces galets qui conservent la chaleur accumulée la journée pour la restituer pendant la nuit. Le deuxième facteur de qualité est bien sûr l’assemblage de cépages qui ont conquis le monde : merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon. Enfin un classement qualitatif a essayé de figer en 1855 une situation qui n’a jamais cessé d’évoluer. Aussi les guides spécialisés n’en finissent pas de déconstruire ce classement pour tenir compte des réalités.

 

Blanc – Pessac Léognan – L’esprit de Chevalier 2006 - 13°

Ce second vin du Domaine Chevalier est constitué de 60% de Sauvignon et de 40% de Sémillon. Sa robe est d’or blanc.

Au nez nous humons la vanille, l’acacia, le menthol et la poire dans une ambiance minérale.

En bouche l’attaque est agrumes, épicée et légèrement fumée, vive et fraîche. La finale est de longueur moyenne citronnée.

Ce vin ira bien avec des crustacés.


L'appréciation recueille toute l'attention des participantes

Rouge – Saint Emilion – Château Rocher Bellevue Figeac–grand cru - 2005- 14°

De robe pourpre, le nez s’avère complexe. Les fruits rouges abondent : cassis, cerise noire, mure. Le tabac est aussi présent avec des épices.

La bouche révèle les fruits cerise, mûre, cassis, mais aussi des tanins souples, du café et de la réglisse. Ce vin pourra attendre quelques années pour être parfait avec un adoucissement des tanins et le développement des arômes secondaires. Il accompagnera parfaitement une épaule d’agneau.

 

Rouge- Haut Médoc – Château Mille Roses – 2004 -14°

De couleur pourpre, le nez est de fruits rouges avec des notes de sous-bois. En bouche les tanins sont souples et ronds. Ce vin réglissé est charnu. Il est plus court que le précédent et la comparaison souffre de son placement en milieu de dégustation. Il est le moins cher autour de 12-13 euros. Sur des viandes rouges ou sur une charcuterie.

 

Rouge – Pessac Léognan – Château Carbonnieux – 2003 – 13°

Couleur pourpre. Son nez est racé, complexe. Bien sûr les fruits rouges : mure, cassis, pruneaux. Des notes de vanille, des épices, un peu fumé. En bouche une explosion aromatique de fruits rouges. La réglisse est présente avec une finale zan.  C’est un vin élégant. Les 13° lui donnent un équilibre et la rondeur nécessaire. Sur un canard aux cerises… L’assistance est charmée, plusieurs convives disent adorer ce nectar, y compris dans sa version en blanc.




Rivesalte d’Opoul – Muscat de Noël Courtade -16°

Robe jaune à reflets or. Au nez les fruits blancs et jaunes explosent : abricot, quetsche, tatin chaude, fruits exotiques, mandarine et thym. En bouche ce vin est velouté et charnu. La mirabelle est présente avec l’écorce de mandarine. La finale est bonbon au miel, cire d’abeille, figues et dates sèches.

 



Noël Courtade est depuis longtemps celui qui taille les vignes de notre vignoble de l’Annonciade. Ses qualités de tailleur de vigne l’ont fait remarquer dans sa région viticole, puisqu’il vient d’obtenir le cep d’or, décerné à ses mains de fée. Nous bénéficions donc et depuis longtemps d’une aide incomparable pour la qualité de notre production.


Guy Muller

Calendrier

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Rendez -vous

Le lundi 30 novembre pour une dégustation à 19 heures 45.

Présentation de la Confrérie

Nos vidéos

Jacques ATTALI et le vin, DIVIN :
http://www.publicsenat.fr/vodiFrame.php?idE=57392

Le Président des sommeliers européens vous parle
http://www.veoh.com/videos/v6395441wdyjnJdZ?c=MadeInLuxe

 

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